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Église Saint-Charles de Montigny-en-Ostrevent dans le Nord

Nord

Église Saint-Charles de Montigny-en-Ostrevent

    176 Rue des Tilleuls
    59146 Montigny-en-Ostrevent

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1933
Pose de la première pierre
1935
Inauguration de l'église
1998
Cession au diocèse
30 juin 2012
Classement UNESCO
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Louis Marie Cordonnier - Architecte Concepteur de l'église avec son fils.
Louis-Stanislas Cordonnier - Architecte associé Collaborateur de son père pour le projet.
Charles Barrois - Géologue et patron Inspira le nom de la fosse et de l'église.

Origine et histoire

L'église Saint-Charles de Montigny-en-Ostrevent fut édifiée dans les années 1930 par la Compagnie des mines d'Aniche pour desservir les ouvriers polonais des cités minières, notamment celles de la fosse Barrois. Située dans le quartier des mines, près du château Lambrecht, elle fut conçue par les architectes Louis Marie Cordonnier et son fils Louis-Stanislas. La première pierre fut posée en 1933, et l'église, de style néo-roman teinté d'Art déco, fut inaugurée en 1935. Elle est dédiée à saint Charles, patron du géologue Charles Barrois, qui donna son nom à la fosse voisine.

L'édifice, construit en briques rouges avec des éléments soulignés en pierre blanche, adopte un plan en croix latine. Son clocher, prévu à l'origine à droite de la façade, ne fut jamais érigé en raison des risques d'affaissements miniers. En 1998, l'église fut cédée au diocèse de Cambrai. Elle fait partie, avec son environnement minier, du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2012. Aujourd'hui, elle accueille des messes en français et en polonais, perpétuant son lien avec la communauté polonaise.

L'église Saint-Charles illustre l'histoire sociale et industrielle du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. Elle témoigne de l'intégration des travailleurs polonais, venus massivement dans la région au début du XXe siècle pour exploiter les ressources houillères. Son architecture, mêlant influences néo-romanes et Art déco, reflète à la fois une volonté d'ancrage local et une identité culturelle propre aux populations immigrées. L'inscription à l'UNESCO souligne son importance patrimoniale, liée à l'essor et au déclin de l'activité minière.

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