Pose de la première pierre 1933 (≈ 1933)
Début de la construction par Cordonnier.
1935
Inauguration de l'église
Inauguration de l'église 1935 (≈ 1935)
Ouverture au culte pour les mineurs polonais.
1998
Cession au diocèse
Cession au diocèse 1998 (≈ 1998)
Transfert de propriété à Cambrai.
30 juin 2012
Classement UNESCO
Classement UNESCO 30 juin 2012 (≈ 2012)
Patrimoine mondial avec le bassin minier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Louis Marie Cordonnier - Architecte
Concepteur de l'église avec son fils.
Louis-Stanislas Cordonnier - Architecte associé
Collaborateur de son père pour le projet.
Charles Barrois - Géologue et patron
Inspira le nom de la fosse et de l'église.
Origine et histoire
L'église Saint-Charles de Montigny-en-Ostrevent fut édifiée dans les années 1930 par la Compagnie des mines d'Aniche pour desservir les ouvriers polonais des cités minières, notamment celles de la fosse Barrois. Située dans le quartier des mines, près du château Lambrecht, elle fut conçue par les architectes Louis Marie Cordonnier et son fils Louis-Stanislas. La première pierre fut posée en 1933, et l'église, de style néo-roman teinté d'Art déco, fut inaugurée en 1935. Elle est dédiée à saint Charles, patron du géologue Charles Barrois, qui donna son nom à la fosse voisine.
L'édifice, construit en briques rouges avec des éléments soulignés en pierre blanche, adopte un plan en croix latine. Son clocher, prévu à l'origine à droite de la façade, ne fut jamais érigé en raison des risques d'affaissements miniers. En 1998, l'église fut cédée au diocèse de Cambrai. Elle fait partie, avec son environnement minier, du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2012. Aujourd'hui, elle accueille des messes en français et en polonais, perpétuant son lien avec la communauté polonaise.
L'église Saint-Charles illustre l'histoire sociale et industrielle du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. Elle témoigne de l'intégration des travailleurs polonais, venus massivement dans la région au début du XXe siècle pour exploiter les ressources houillères. Son architecture, mêlant influences néo-romanes et Art déco, reflète à la fois une volonté d'ancrage local et une identité culturelle propre aux populations immigrées. L'inscription à l'UNESCO souligne son importance patrimoniale, liée à l'essor et au déclin de l'activité minière.
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