Frise chronologique
XIIe siècle
Construction du chœur et du croisillon sud
Construction du chœur et du croisillon sud
XIIe siècle (≈ 1250)
Éléments romans originaux conservés aujourd’hui.
XIIIe siècle
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef
XIIIe siècle (≈ 1350)
Voûtée sur croisées d'ogives, style gothique.
XVe siècle
Ajout des contreforts extérieurs
Ajout des contreforts extérieurs
XVe siècle (≈ 1550)
Renforcement de la structure existante.
6 février 1926
Classement monument historique
Classement monument historique
6 février 1926 (≈ 1926)
Inscrite par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Beaune : inscription par arrêté du 6 février 1926
Personnages clés
| Saint Éloi - Donateur légendaire |
Aura doté l'abbaye Saint-Martin de Beaune. |
Origine et histoire
L'église Saint-Christophe de Beaune-les-Mines, située dans le quartier éponyme de Limoges, est un édifice catholique dont la construction s'échelonne entre les XIIe, XIIIe et XVe siècles. Elle se distingue par son clocher carré, posé sur la croisée d'un transept asymétrique, et son portail occidental typiquement limousin, orné de colonnettes et d'une frise-chapiteau. La nef, voûtée d'ogives, et le chœur semi-circulaire, décoré de sept arcades en plein cintre, illustrent la transition entre les styles roman et gothique. Les contreforts extérieurs, ajoutés au XVe siècle, renforcent la structure.
L'église est étroitement liée à l'histoire religieuse locale : la prévôté de Beaune dépendait initialement de l'abbaye Saint-Martin de Limoges, fondée grâce à une dotation de saint Éloi. Au XIIe siècle, les conflits entre l'évêque de Limoges et l'abbé de Saint-Martial pour le contrôle de l'abbaye ont conduit à reléguer les moines dans cette prévôté. La nef, reconstruite au XIIIe siècle, arbore des croisées d'ogives, tandis que le chœur et le croisillon sud, datant du XIIe siècle, conservent des éléments romans comme l'absidiole voûtée en cul-de-four.
Classée monument historique par arrêté du 6 février 1926, l'église témoigne des évolutions architecturales médiévales. Son clocher, aux baies géminées et aux angles abattus, ainsi que ses chapiteaux et piliers cruciformes, reflètent les influences régionales. Les remaniements successifs, notamment les contreforts du XVe siècle, soulignent son adaptation aux besoins liturgiques et aux contraintes structurelles au fil des siècles.