Frise chronologique
783
Première mention de Horn
Première mention de Horn
783 (≈ 783)
Village cité comme dépendance de Wissembourg
1594
Fondation d’Althorn
Fondation d’Althorn
1594 (≈ 1594)
Reconstruction après destruction du XVIe siècle
1633
Destruction par les Suédois
Destruction par les Suédois
1633 (≈ 1633)
Pendant la guerre de Trente Ans
1841
Construction de l’église
Construction de l’église
1841 (≈ 1841)
Édification du lieu de culte actuel
1872
Érection en paroisse
Érection en paroisse
1872 (≈ 1872)
Intégration à l’archiprêtré de Bitche
1947
Rattachement à Goetzenbruck
Rattachement à Goetzenbruck
1947 (≈ 1947)
Fin de l’autonomie administrative d’Althorn
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Habitants d’Althorn (1789) - Auteurs du cahier de doléances |
Dénoncèrent les abus des forges |
| Résistants FFI (1939-1945) - Maquisards locaux |
Tentative avortée de parachutage d’armes |
Origine et histoire
L’église Saint-Chrodegang d’Althorn se dresse sur l’emplacement de l’ancien village de Horn, mentionné dès 783 comme dépendance de l’abbaye de Wissembourg. Ce village, détruit au XVIe siècle, fut reconstruit en 1594 sous le nom d’Althorn, avant d’être rasé en 1633 pendant la guerre de Trente Ans. Les ruines subsistaient encore en 1769, et le repeuplement progressif s’appuya sur les verreries de Goetzenbruck et les mines de fer du Plackenberg, exploitées par les forges de Mouterhouse.
En 1789, les 25 habitants d’Althorn, majoritairement journaliers et voituriers, rédigèrent un cahier de doléances dénonçant les abus du propriétaire de la forge de Mouterhouse, qui entravait leur développement. Le village, rattaché à diverses communes (Mouterhouse, Sarreinsberg), devint une paroisse indépendante en 1872 après la construction de l’église en 1841. Durant la Seconde Guerre mondiale, des résistants locaux envisagèrent un parachutage d’armes près d’Althorn, qui n’eut jamais lieu.
Althorn fut définitivement intégré à Goetzenbruck en 1947, marquant la fin de son existence administrative autonome. L’église, symbole de cette histoire mouvementée, reste un témoignage des luttes sociales et des reconstructions successives dans cette région frontalière marquée par l’industrie et les conflits.