Première mention romane XIIIe siècle (≈ 1350)
Église Notre-Dame d’Artigues citée comme paroisse.
1541
Ajout du portail renaissant
Ajout du portail renaissant 1541 (≈ 1541)
Portail sud italianisant et chapelles latérales.
Début XVIe siècle
Reconstruction gothique
Reconstruction gothique Début XVIe siècle (≈ 1604)
Nef et chœur rebâtis par Jean Marre.
1846
Restauration des voûtes
Restauration des voûtes 1846 (≈ 1846)
Travaux sous l’évêque Levezou de Vesins.
1901
Achèvement du clocher
Achèvement du clocher 1901 (≈ 1901)
Flèche et partie haute ajoutées.
1994
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1994 (≈ 1994)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. L 470) et sa sacristie attenante (cad. L 469) : inscription par arrêté du 27 juin 1994
Personnages clés
Jean Marre - Évêque de Condom
Commanditaire de la reconstruction (début XVIe).
Jean Aimé Levezou de Vesins - Évêque d’Agen
Supervise les restaurations de 1846.
Origine et histoire
L'église Saint-Clair d'Artigues, située à Moncrabeau, trouve ses origines au XIIIe siècle sous forme d’un édifice roman dédié à Notre-Dame d’Artigues. La reconstruction majeure intervient au début du XVIe siècle sous l’impulsion de Jean Marre, évêque de Condom, qui érige une nef gothique à contreforts et voûtes d’ogives, agrémentée de sculptures annonçant la Renaissance. Les chapiteaux du chœur, déjà marqués par ce nouveau style, contrastent avec la structure médiévale.
En 1541, l’église est dotée d’un portail sud emblématique, reflétant l’influence italianisante dans le Néracais : pilastres à caissons, losanges, chapiteaux corinthiens et niches à coquilles ornent cette entrée. Le clocher carré, partiellement hors-œuvre, est surmonté d’une flèche en 1901, tandis que les chapelles latérales, ajoutées lors d’une seconde campagne en 1541 (date gravée sur le portail), complètent le plan initial. La sacristie nord, en pierre et pan de bois, date également du XVIe siècle.
Au XIXe siècle, des modifications interviennent : une galerie sud est ajoutée dans la première moitié du siècle, puis la voûte, la couverture et la corniche extérieure sont refaites en 1846 sous l’épiscopat de Jean Aimé Levezou de Vesins, dont les armoiries figurent en clé de voûte aux côtés de celles des familles locales. L’église, propriété communale, est inscrite aux Monuments Historiques en 1994 pour son architecture hybride et son mobilier.
L’édifice illustre ainsi la transition entre Gothique et Renaissance en Aquitaine, avec des éléments roman initiaux (XIIe siècle), une reconstruction gothique tardive (début XVIe), et des ajouts renaissants (1541). Son histoire reflète aussi l’évolution des techniques et des goûts, des voûtes ogivales médiévales aux décors italianisants de la période moderne.