Frise chronologique
Début Xe siècle
Première église attestée
Première église attestée
Début Xe siècle (≈ 1004)
Édifice initial avant ruine et reconstruction.
1006
Don aux bénédictins
Don aux bénédictins
1006 (≈ 1006)
Renaud de Vendôme confie l’église à Saint-Maur.
1360
Incendie tragique
Incendie tragique
1360 (≈ 1360)
800 morts pendant la guerre de Cent Ans.
1510
Reconstruction
Reconstruction
1510 (≈ 1510)
Financée par les Montagu et Graville.
1782
Installation d’un paratonnerre
Installation d’un paratonnerre
1782 (≈ 1782)
Par Benjamin Franklin sur le clocher.
6 mars 1926
Classement monument historique
Classement monument historique
6 mars 1926 (≈ 1926)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Clément : inscription par arrêté du 6 mars 1926
Personnages clés
| Renaud de Vendôme - Évêque de Paris |
Confie l’église à Saint-Maur en 1006. |
| Édouard III d’Angleterre - Roi d’Angleterre |
Responsable de l’incendie de 1360. |
| Familles Montagu et Graville - Seigneurs d’Arpajon |
Financent la reconstruction en 1510. |
| Benjamin Franklin - Scientifique et diplomate |
Installe un paratonnerre en 1782. |
| Napoléon Ier et Joséphine - Empereur et impératrice |
Offrent le maître-autel en 1806. |
Origine et histoire
L’église Saint-Clément d’Arpajon, dédiée au pape saint Clément, est une église paroissiale catholique située dans le département de l’Essonne, en Île-de-France. Son emplacement actuel, près du centre-ville et de la vallée de la Rémarde, en fait un monument central dans l’histoire locale. L’édifice actuel, construit principalement en meulière et grès, succède à une première église attestée dès le début du Xe siècle, confiée en 1006 aux moines bénédictins de l’abbaye de Saint-Maur après sa ruine. Ce lieu de culte fut le théâtre d’un drame pendant la guerre de Cent Ans : en 1360, les habitants d’Arpajon assiégés s’y réfugièrent, mais Édouard III d’Angleterre y mit le feu, causant la mort de huit cents personnes.
La reconstruction intervint en 1510, financée par les seigneurs locaux, les familles Montagu et Graville, dont les armoiries ornent encore les clés de voûte. L’église adopta alors un plan en croix latine, avec une nef de cinq travées et un chœur voûté en ogives sexpartites. Au XVIIIe siècle, Benjamin Franklin y installa un paratonnerre sur la flèche du clocher en 1782, symbole des avancées scientifiques de l’époque. Entre 1847 et 1849, le portail fut refait et deux chapelles ajoutées : celle de la Vierge et des fonts baptismaux, marquant une dernière phase majeure de transformations.
L’intérieur abrite des éléments remarquables, comme le maître-autel en marbre rouge offert par Napoléon Ier et Joséphine en 1806, ou la cloche Antoinette (1643), classée monument historique. Le clocher, couvert d’ardoise, domine le paysage avec ses deux étages marqués d’une frise en dents-de-scie. Classée aux monuments historiques depuis le 6 mars 1926, l’église témoigne de près d’un millénaire d’histoire, entre tragédies, reconstructions et enrichissements artistiques.
Les sources archéologiques révèlent des traces de la construction du XIe siècle, comme une porte murée en plein cintre dans le mur nord, dont la base est plus basse que le sol actuel. Le mobilier liturgique, tel que les fonts baptismaux en marbre (1697) ou la chaire en bois (1742), complète ce patrimoine, tandis que des dalles funéraires dans le chœur rappellent les seigneurs locaux, comme Pierre de Chastres et Louis d’Arpajon.