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Église Saint-Clément de Cézac dans le Lot

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique

Église Saint-Clément de Cézac

    Domaine de Bonnac
    46170 Cézac
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Première mention
XVe siècle
Reconstruction
XVIIIe siècle
Clocher modifié
1875
Refonte de la cloche
29 mars 1929
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Saint-Clément : inscription par arrêté du 29 mars 1929

Personnages clés

Clément Marot - Poète Auteur des vers gravés sur la cloche.

Origine et histoire

L'église Saint-Clément de Cézac est une église catholique située dans le département du Lot, sur la commune de Cézac, en région Occitanie. Mentionnée dès le XIIIe siècle, elle est reconstruite au XVe siècle, période à laquelle remonte l’essentiel de son architecture actuelle. Son plan en croix latine comprend une nef rectangulaire, une chapelle nord, et un chœur voûté d’ogives retombant sur des culs-de-lampe. Le portail, surmonté d’un arc en tiers-point orné de moulures, et le clocher bas, datant peut-être du XVIIIe siècle, complètent son aspect distinctif.

L’édifice est inscrit au titre des monuments historiques le 29 mars 1929. Plusieurs objets de son mobilier sont référencés dans la base Palissy. Une particularité notable est sa cloche, refondue en 1875, portant deux vers attribués au poète Clément Marot : « J’ai la langue pendue au milieu de mon corps. J’appelle les vivants et sonne pour les morts ». La tradition locale évoque également un lien entre le père de Clément Marot et un hameau proche de l’église.

Le chevet carré, voûté d’ogives et surmonté d’une tour-clocher, ainsi que la nef unique plafonnée, reflètent les remaniements médiévaux. Une chapelle ouvre sur la nef côté nord, avec un arc décoré de bâtons écotés. À l’extérieur, des pierres en attente sur l’élévation sud suggèrent un projet inachevé de seconde chapelle. Le décor intérieur, notamment les croisées d’ogives et les motifs sculptés, permet de dater l’essentiel de l’édifice du dernier quart du XVe siècle, bien que l’abside puisse être légèrement antérieure.

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