Construction de la basilique funéraire VIe siècle (≈ 650)
Première église accueillant les évêques de Mâcon.
1852-1854
Reconstruction de l'église actuelle
Reconstruction de l'église actuelle 1852-1854 (≈ 1853)
Œuvre d’André Berthier, liée à l’arrivée du chemin de fer.
1856
Rattachement de Saint-Clément-lès-Mâcon
Rattachement de Saint-Clément-lès-Mâcon 1856 (≈ 1856)
Intégration à la ville de Mâcon.
1973
Désaffectation de l'église
Désaffectation de l'église 1973 (≈ 1973)
Fermeture pour vétusté et petite taille.
1985-1993
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1985-1993 (≈ 1989)
Découverte des vestiges mérovingiens et sauvetage.
8 décembre 1993
Classement Monument historique
Classement Monument historique 8 décembre 1993 (≈ 1993)
Protection de l’église et du site archéologique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancienne église, y compris l'emprise du site archéologique (cad. AR 34) : inscription par arrêté du 8 décembre 1993
Personnages clés
André Berthier - Architecte
Reconstruit l’église entre 1852 et 1854.
Alain Guerreau - Chercheur (CNRS)
Initiateur des fouilles en 1985.
Origine et histoire de l'Église Saint-Clément
L'église Saint-Clément de Mâcon est construite entre 1852 et 1854 par l'architecte André Berthier, remplaçant une basilique funéraire du VIe siècle. Ce site, unique en Bourgogne du Sud, abritait les sépultures des premiers évêques de Mâcon après que la ville devint une cité épiscopale. Cinq édifices religieux se sont succédé à cet emplacement, dont les vestiges ont été mis au jour lors de fouilles archéologiques.
La reconstruction au XIXe siècle s’inscrit dans un contexte d’urbanisation lié à l’arrivée du chemin de fer PLM, dont le remblai divisa l’ancien village de Saint-Clément-lès-Mâcon, rattaché à Mâcon en 1856. L’église, désaffectée en 1973 pour vétusté et exiguïté, fut menacée de destruction en 1985. Les fouilles menées entre 1985 et 1993, initiées par les suspicions d’Alain Guerreau, révélèrent des sarcophages et les fondations de l’église funéraire mérovingienne, sauvant ainsi le monument.
Classée Monument historique en 1993, l’église conserve les traces des cinq constructions successives, dont une abside arrondie et une nef courte entourée d’une galerie. Bien que non utilisée pour le culte, elle reste un témoignage architectural et archéologique majeur, complété par une église moderne voisine. Le site illustre l’évolution religieuse et urbaine de Mâcon, de l’époque mérovingienne à nos jours.