Frise chronologique
1061
Première mention écrite
Première mention écrite
1061 (≈ 1061)
Attestation documentaire de l’église dans les textes.
Fin XIIe - XIIIe siècle
Transformation de la voûte
Transformation de la voûte
Fin XIIe - XIIIe siècle (≈ 1395)
Remplacement par un berceau brisé et surélévation.
Début XVIIIe siècle
Campagne de modifications majeures
Campagne de modifications majeures
Début XVIIIe siècle (≈ 1804)
Exhaussement de l’abside, nef et chapelle ajoutées.
7 août 1991
Classement monument historique
Classement monument historique
7 août 1991 (≈ 1991)
Inscription à l’inventaire des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale Saint-Côme-et-Damien (cad. AB 379) : inscription par arrêté du 7 août 1991
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité dans les sources |
Les textes ne mentionnent aucun acteur historique spécifique. |
Origine et histoire
L'église Saint-Côme-et-Saint-Damien de Serdinya, située dans les Pyrénées-Orientales en Occitanie, est un édifice religieux dont les origines remontent au XIe siècle. De cette période subsistent aujourd’hui le chevet semi-circulaire et une partie du mur sud de la nef, témoignant de son style roman initial. Le chevet, orné à l’origine d’un décor lombard dont deux lézènes sont encore visibles, fut partiellement reconstruit au XVIIIe siècle, tandis que la nef primitive, probablement voûtée en berceau plein cintre, fut transformée à la fin du XIIe ou au XIIIe siècle par une voûte en berceau brisé, nécessitant la surélévation des murs.
Au début du XVIIIe siècle, l’église connut d’importantes modifications : l’abside fut exhaussée, une nef latérale fut ajoutée au nord, et une chapelle fut aménagée au sud. Le clocher, construction tardive, fut apposé contre le mur occidental de la nef. Ces transformations reflètent les évolutions liturgiques et démographiques de la paroisse, tout en conservant des éléments roman caractéristiques, comme les traces de décor lombard.
L’église est mentionnée pour la première fois dans les textes en 1061, ce qui en fait un témoin précoce de l’organisation religieuse en Conflent, une région marquée par l’influence catalane. Classée monument historique en 1991, elle illustre les superpositions stylistiques typiques des édifices ruraux, où se mêlent roman primitif, gothique naissant et ajouts baroques. Aujourd’hui, elle reste un lieu de culte actif et un repère patrimonial pour la commune, comme en témoignent les célébrations locales, dont les feux d’artifice du 14 juillet tirés depuis son sommet.
La conservation de l’église s’inscrit dans un contexte plus large de valorisation du patrimoine roman des Pyrénées-Orientales, région riche en édifices religieux médiévaux. Son architecture hybride, résultat de campagnes de construction étalées sur plusieurs siècles, offre un exemple représentatif des adaptations successives des églises rurales aux besoins des communautés. Les sources disponibles, comme les travaux de Géraldine Mallet ou le Corpus des Vierges à l’Enfant, soulignent son intérêt historique et artistique dans le paysage religieux du Roussillon.