Frise chronologique
24 août 1503
Dédicace de l’église
Dédicace de l’église
24 août 1503 (≈ 1503)
Cérémonie présidée par Jean, évêque de Mégare.
1711
Arrivée des reliques
Arrivée des reliques
1711 (≈ 1711)
Reliques de saint Corbinien offertes par Freising.
1793
Effondrement du clocher
Effondrement du clocher
1793 (≈ 1793)
Destruction partielle pendant la Révolution.
6 mars 1926
Première protection
Première protection
6 mars 1926 (≈ 1926)
Inscription aux monuments historiques.
1961
Restauration et vitraux modernes
Restauration et vitraux modernes
1961 (≈ 1961)
Financée par des dons bavarois.
2021
Classement définitif
Classement définitif
2021 (≈ 2021)
Protection renforcée du monument.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 6 mars 1926
Personnages clés
| Corbinien - Évêque et missionnaire |
Fonda la communauté avant d’évangéliser la Bavière. |
| Grégoire II - Pape (715–731) |
Envoya Corbinien en mission en Allemagne. |
| Jean, évêque de Mégare - Dédicataire en 1503 |
Consacra l’église au nom de l’archevêque de Paris. |
| Jean-François Eckher - Évêque de Freising (1711) |
Offrit des reliques de saint Corbinien. |
Origine et histoire
L’église Saint-Corbinien de Saint-Germain-lès-Arpajon trouve ses origines sur l’emplacement d’une ancienne basilique dédiée à saint Germain, évêque d’Auxerre. Au VIIe siècle, Corbinien, originaire de Châtres, y fonde une communauté religieuse avant de partir évangéliser la Bavière sous l’impulsion du pape Grégoire II. Il meurt en 730 à Freising, où il établit un siège épiscopal, créant un lien durable entre cette paroisse essonnienne et l’archidiocèse de Munich. Les relations entre les deux lieux persistent encore aujourd’hui, marquées par des échanges spirituels et des dons, comme la restauration de 1961 financée par des catholiques bavarois.
L’édifice actuel, construit entre les XIe et XVIe siècles, présente un portail roman de la fin du XIIe siècle orné de dents de scie et de palmettes, ainsi qu’un chœur gothique du XIIIe siècle voûté d’ogives. Le clocher carré en grès, datant du même siècle, est surmonté d’un toit en bâtière ajouté postérieurement. La nef, sobre et dépourvue d’ornements, date du XVIe siècle ; sa dédicace officielle eut lieu le 24 août 1503 par Jean, évêque de Mégare. Au XVIIIe siècle, la dévotion à saint Corbinien s’intensifie après l’arrivée de reliques en 1711, menant à la création d’une confrérie en son honneur en 1713.
L’église a subi plusieurs transformations et destructions, notamment l’effondrement de son clocher en 1793 et la démolition volontaire de son porche roman au XIXe siècle. Malgré ces aléas, elle conserve des éléments remarquables comme des vitraux du XIIIe siècle dans le chœur et des pierres tombales anciennes. Classée monument historique en 1926 (inscription) puis en 2021 (classement définitif), elle illustre l’évolution architecturale et spirituelle d’une paroisse rurale essonnienne, entre héritage médiéval et liens transnationaux.
Les restaurations successives, notamment celle de 1961, ont permis d’intégrer des vitraux modernes tout en préservant des structures d’origine comme les chapiteaux à crochets et feuilles d’eau du chœur. Le grès, matériau dominant, et les tuiles plates de la toiture soulignent l’ancrage local de l’édifice. Aujourd’hui, l’église reste un symbole des échanges culturels entre la France et la Bavière, perpétuant la mémoire de saint Corbinien, patron de l’archidiocèse de Munich et Freising.