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Église Saint-Corneille-et-Saint-Cyprien de La Baconnière en Mayenne

Église Saint-Corneille-et-Saint-Cyprien de La Baconnière

    32 Place de l'Église
    53240 La Baconnière

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Nef de la première église
XVIIe siècle
Chapelles latérales ajoutées
1844
Projet de reconstruction
1862
Souscription pour la construction
1864-1868
Construction de l’église actuelle
1866
Bénédiction de l’église
19 mai 2014
Fermeture pour sécurité
7 juin 2019
Tempête Miguel
21 janvier 2023
Décision de démolition
31 juillet 2023
Début des travaux de démolition
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Pierre-Aimé Renous - Architecte Concepteur des plans néo-romans.
Raymond Dubois - Sculpteur Auteur des sculptures de façade.
Auguste Alleaume - Verrier Créateur des vitraux inventoriés.
Atelier Herold - Ébéniste Auteur du retable de 1870.

Origine et histoire

L’église Saint-Corneille-et-Saint-Cyprien de La Baconnière, située dans le département de la Mayenne (Pays de la Loire), remplaça au XIXe siècle un premier édifice médiéval dédié aux mêmes saints. Sa nef d’origine remontait au XIIe siècle, tandis que deux chapelles latérales dataient du XVIIe. Face à l’accroissement démographique, sa reconstruction fut décidée en 1844, financée par souscription à partir de 1862. Les plans de l’architecte Pierre-Aimé Renous, en style néo-roman, furent réalisés entre 1864 et 1868, avec une bénédiction en 1866. L’église se distinguait par son clocher-porche occidental, sa nef à cinq travées, son transept à absidioles étagées et un chœur en abside semi-circulaire, orné de sculptures de Raymond Dubois et de verrières d’Auguste Alleaume.

À partir des années 1980, son état se dégrada, conduisant à sa fermeture pour raisons de sécurité en mai 2014. La tempête Miguel, en juin 2019, endommagea gravement le toit, dont une partie s’effondra dans le chœur. Malgré une étude historique menée en 2021, les coûts de restauration (estimés entre 1,4 et 6 millions d’euros) furent jugés prohibitifs par la commune, propriétaire des lieux. En janvier 2023, le conseil municipal vota à l’unanimité sa démolition, effective à partir du 31 juillet 2023, malgré l’opposition d’associations patrimoniales. Seuls subsistent aujourd’hui une partie de la façade, la base du clocher et les murs de soutènement de la nef et du chœur.

L’édifice abritait un patrimoine remarquable, dont un retable de 1870 de l’atelier Herold et une cloche de 1584, héritée de l’ancienne église. Son architecture mêlait héritage médiéval et influences du XIXe siècle, illustrant l’évolution des pratiques religieuses et artistiques en Mayenne. La destruction de l’église soulève des questions sur la préservation du patrimoine rural, confronté à des contraintes budgétaires et à des aléas climatiques croissants.

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