Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la nef romane originale.
milieu XVe siècle
Premiers remaniements
Premiers remaniements
milieu XVe siècle (≈ 1550)
Modifications architecturales majeures.
milieu XVIe siècle
Ajout de la chapelle sud
Ajout de la chapelle sud
milieu XVIe siècle (≈ 1650)
Chapelle gothique flamboyante et décors intérieurs.
1785
Fonte de la cloche *Crépin*
Fonte de la cloche *Crépin*
1785 (≈ 1785)
Inscription dédiée à l’épouse du marquis de La Fayette.
1876
Refonte de la cloche
Refonte de la cloche
1876 (≈ 1876)
Remplacement après fissure en 1871.
2006–2007
Classement monument historique
Classement monument historique
2006–2007 (≈ 2007)
Protection de l’édifice (hors sacristie).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité, à l'exception de la sacristie accolée au choeur (cad. B 383) : inscription par arrêté du 2 octobre 2006, modifié par arrêté du 21 mai 2007
Personnages clés
| Marquis de La Fayette - Seigneur local au XVIIIe siècle |
Épouse honorée par l’inscription de la cloche. |
| Famille de Jussac - Seigneurs de la Folaine (XVIe siècle) |
Armoiries dégradées dans la chapelle sud. |
Origine et histoire
L’église Saint-Crépin-et-Saint-Crépinien, située à Azay-sur-Indre (Indre-et-Loire), trouve ses origines au XIIe siècle, bien que sa structure actuelle résulte principalement de remaniements aux XVe et XVIe siècles. Construite à mi-hauteur d’un coteau surplombant l’Indre, elle s’insère dans un bourg historique dont les habitations anciennes l’entourent. Son architecture combine une nef romane, un chœur gothique sans transept, et un clocher carré surmonté d’un beffroi du XVIe siècle. Une chapelle latérale sud, ajoutée au milieu du XVIe siècle, enrichit l’édifice de baies flamboyantes et d’une voûte en berceau cintré ornée de caissons.
L’intérieur de l’église révèle une superposition de décors peints, dont un trompe-l’œil du XIIIe siècle imitant une maçonnerie, recouvert ultérieurement par des motifs funéraires des XVIe et XVIIIe siècles. Parmi les éléments mobiliers notables figurent une Vierge du XVIe siècle, un Christ du XVIIe siècle, et un autel du même siècle. La charpente du chœur, partiellement reprise au XVIe siècle, contraste avec les voûtes lambrissées de la nef. Une cloche nommée Crépin, fondue en 1785 puis refondue en 1876 après une fissure, porte une inscription dédiée à l’épouse du marquis de La Fayette, seigneur local.
Classée monument historique en 2006 (à l’exception de la sacristie), l’église illustre l’évolution architecturale et artistique d’un édifice rural, marqué par des campagnes de construction et de décoration s’échelonnant du Moyen Âge à l’époque moderne. Les armoiries effacées de la famille de Jussac, seigneurs de la Folaine au XVIe siècle, rappellent les liens féodaux de l’édifice avec la noblesse locale. Son inscription tardive parmi les monuments protégés souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son architecture que pour ses décors intérieurs stratifiés.
Le site, propriété de la commune, s’inscrit dans un paysage façonné par la vallée de l’Indre, reflétant l’histoire religieuse et sociale de la Touraine. Les sources historiques, dont les travaux de Bernard Briais et Jean-Mary Couderc, documentent son rôle central dans la vie communautaire, depuis les pratiques cultuelles médiévales jusqu’aux transformations post-révolutionnaires. Les peintures murales, les statues et le mobilier liturgique témoignent d’une continuité culturelle, malgré les remaniements successifs.