Frise chronologique
Fin XIIe - Début XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
Fin XIIe - Début XIIIe siècle (≈ 1325)
Chœur, croisée du transept et nef gothiques.
1435
Dommages supposés
Dommages supposés
1435 (≈ 1435)
Destructions partielles pendant la guerre de Cent Ans.
1508
Nouvelle consécration
Nouvelle consécration
1508 (≈ 1508)
Après réparations post-guerre de Cent Ans.
1774
Rénovation néo-classique
Rénovation néo-classique
1774 (≈ 1774)
Façade et murs des bas-côtés refaits.
1894
Restoration du clocher
Restoration du clocher
1894 (≈ 1894)
Reconstruction de l’étage de beffroi par Yolland.
25 septembre 1980
Classement monument historique
Classement monument historique
25 septembre 1980 (≈ 1980)
Protection officielle de l’édifice et de son mobilier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Crépin-Saint-Crépinien (cad. 1975 AB 67) : classement par arrêté du 25 septembre 1980
Personnages clés
| Yolland - Architecte |
Reconstruit l’étage de beffroi en 1894. |
| Louise-Hollandine-Marie de Bavière-Palatinat - Peintre et abbesse |
Auteur d’un tableau disparu (Assomption de Marie). |
| Curé Dupont - Curé de Bréançon (XIXe s.) |
Acquiert le tabernacle baroque en 1872. |
Origine et histoire
L'église Saint-Crépin-Saint-Crépinien, située à Bréançon en Île-de-France, est un édifice religieux dont la construction s'échelonne principalement entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle. Elle débute par le chœur carré et la croisée du transept, base du clocher, qui abritent des chapiteaux de grande qualité illustrant la transition entre les styles roman et gothique. Les chapiteaux, sculptés de feuilles d’eau et d’acanthe, ainsi que les nervures des voûtes, témoignent d’une unité stylistique entre ces parties orientales et les croisillons, construits peu après. La nef et ses bas-côtés, bien que remaniés en 1774 dans un style néo-classique sobre, conservent leurs grandes arcades et voûtes gothiques d’origine, offrant un contraste architectural marquant entre l’extérieur sobre et l’intérieur richement structuré.
Au XIIIe siècle, l’étage de beffroi du clocher, aujourd’hui disparu, dominait l’édifice avant d’être reconstruit en 1894 dans un style néo-gothique par l’architecte Yolland, redonnant à l’église sa silhouette emblématique. La façade occidentale et les murs des bas-côtés, refaits en 1774, adoptent un style néo-classique dépouillé, masquant partiellement l’héritage médiéval. Malgré ces transformations, l’intérieur révèle une nef gothique aux chapiteaux sculptés de feuilles stylisées, tandis que le chœur, voûté d’ogives, présente des chapiteaux d’une qualité remarquable, ornés de feuilles d’acanthe et de volutes, caractéristiques de la transition roman-gothique. Ces éléments, combinés à l’absence de décor flamboyant malgré les réparations supposées après la guerre de Cent Ans (1435), soulignent la cohérence stylistique de l’édifice.
Classée monument historique en 1980, l’église est aujourd’hui affiliée à la paroisse d’Avernes et Marines, n’accueillant plus que deux messes annuelles. Son mobilier, incluant des fonts baptismaux du XVIe siècle, une Vierge à l’Enfant du XIVe siècle et un tabernacle baroque du XVIIe siècle, enrichit son patrimoine. Le clocher, reconstruit en 1894 avec un étage de beffroi imaginé et des baies géminées en plein cintre, ainsi que la tourelle d’escalier du croisillon sud, aux contreforts en glacis, illustrent les interventions tardives. L’ensemble, entouré de l’ancien cimetière converti en espace vert, domine le centre du village, offrant un témoignage architectural et historique majeur du Vexin français.