Frise chronologique
1142
Rattachement à Saint-Cybard d’Angoulême
Rattachement à Saint-Cybard d’Angoulême
1142 (≈ 1142)
Prieuré dépendant de l’abbaye bénédictine.
XIIIe siècle
Construction des travées occidentales
Construction des travées occidentales
XIIIe siècle (≈ 1350)
Sur bases romanes du XIIe siècle.
1590
Suppression du prieuré
Suppression du prieuré
1590 (≈ 1590)
Par la maison mère après destructions.
1840
Classement monument historique
Classement monument historique
1840 (≈ 1840)
Première liste des monuments protégés.
1894-1898
Restauration par Rapine
Restauration par Rapine
1894-1898 (≈ 1896)
Architecte en chef des Monuments historiques.
2000-2001
Restauration du croisillon sud
Restauration du croisillon sud
2000-2001 (≈ 2001)
Stabilisation du sol instable.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Cybard : classement par liste de 1840
Personnages clés
| Rapine - Architecte en chef |
Restaure l’édifice (1894-1898). |
Origine et histoire
L’église Saint-Cybard de Cercles, située à La Tour-Blanche-Cercles en Dordogne, est un ancien prieuré bénédictin du XIIe siècle, initialement rattaché à l’abbaye Saint-Cybard d’Angoulême. Classée monument historique dès 1840, elle présente une structure fortifiée avec un donjon crénelé à l’ouest et une chapelle gothique ajoutée au nord de la nef. Son portail et ses voûtes, de style gothique, reposent sur une trentaine de chapiteaux sculptés, tandis que deux bas-reliefs ornent le transept nord.
L’édifice, marqué par des transformations successives, conserve des traces de son passé conventuel : une porte du XIVe siècle menait autrefois au cloître, aujourd’hui disparu. Les travées occidentales, datées du XIIIe siècle, furent revoûtées aux XVIe et XVIIe siècles. Après des destructions pendant les guerres de Religion, l’église fut restaurée à la fin du XIXe siècle par l’architecte Rapine, puis au début des années 2000 pour stabiliser le croisillon sud.
Le site, mentionné dès 1142 comme prieuré dépendant de Saint-Cybard d’Angoulême, perdura jusqu’à la guerre de Cent Ans. Le cadastre napoléonien de 1825 révèle l’existence passée d’un bâtiment conventuel et d’un cloître, détruits au XIXe siècle. Les chapiteaux et bas-reliefs pourraient provenir de l’Angoumois, ajoutant à son mystère historique.
L’église, propriété communale, allie fonctions religieuses et défensives, typiques des édifices médiévaux de la région. Son clocher massif du XVIIe siècle surmonte la croisée du transept, tandis que le chevet plat, éclairé par une grande fenêtre brisée, témoigne des évolutions architecturales au fil des siècles.