Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église de style roman.
1911
Classement de la Vierge de Pitié
Classement de la Vierge de Pitié 1911 (≈ 1911)
La Vierge de Pitié dans la crypte est classée au titre des objets.
Fin du XIXe siècle
Restauration de l'église
Restauration de l'église Fin du XIXe siècle (≈ 1995)
Travaux de restauration menés sur l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1862
Personnages clés
Cybard d'Angoulême
Ermite à qui l'église est consacrée.
Saint Eutrope
Ses reliques étaient desservies par la voie de pèlerinage.
Origine et histoire de l'Église Saint-Cybard de Plassac
L'église Saint-Cybard de Plassac-Rouffiac (Charente) est un édifice roman classé au titre des monuments historiques en 1862. Elle se trouve juste au nord du village de Plassac, à proximité immédiate de l'ancienne voie romaine reliant Saintes à Périgueux et à environ cinq cents mètres à l'est de la LGV Sud Europe Atlantique. L'édifice est consacré à Cybard d'Angoulême, ermite mort en 581. Édifiée au XIIe siècle, l'église a été restaurée à la fin du XIXe siècle. Au Moyen Âge, Plassac était situé sur une variante de la via Turonensis et sur une voie de pèlerinage est‑ouest entre Périgueux et Saintes, desservant notamment les reliques de saint Eutrope. L'église constituait une vicairie perpétuelle dépendant de la maître‑écolie de la cathédrale d'Angoulême. Bâtie sur une petite éminence, elle compense la déclivité du terrain par une crypte sous le chœur, qui aurait abrité les reliques de saint Cybard. L'ensemble est de style roman, avec des voûtes en berceau brisé. La nef unique comprend trois travées ; le chœur est précédé d'une travée surmontée d'une coupole dominée par un clocher à plan hexagonal et coiffée d'une flèche conique à écailles. L'abside en cul‑de‑four est percée en partie haute d'un oculus ; sa voûte est portée par onze arcades aveugles qui soutiennent une corniche sculptée de métopes et de modillons. L'ornementation se manifeste particulièrement dans les chapiteaux, où figurent personnages, animaux réels ou légendaires et motifs végétaux. Dans la crypte se trouve une Vierge de Pitié en pierre sculptée, peinte et dorée, datée du début du XVIIe siècle et classée au titre des objets depuis 1911. Les études et notices consacrées à l'église présentent vues générales, plans, relevés de la crypte, des voûtes et des chapiteaux, et renvoient à la bibliographie sur l'art roman en Angoumois et l'architecture religieuse de la Charente.