Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Nef primitive et chevet semi-circulaire.
1414
Pillage pendant la guerre de Cent Ans
Pillage pendant la guerre de Cent Ans
1414 (≈ 1414)
Église saccagée par les troupes.
1592
Occupation pendant les guerres de Religion
Occupation pendant les guerres de Religion
1592 (≈ 1592)
Prise par les Protestants du baron de Beynac.
XVe-XVIe siècles
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef
XVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Sur élévation des bases romanes.
XVIIIe siècle
Modifications du clocher et chapelles
Modifications du clocher et chapelles
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ajout de baies campanaires et baies.
1978
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1978 (≈ 1978)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. ZP 45) : inscription par arrêté du 26 juin 1978
Personnages clés
| Baron de Beynac - Chef protestant |
Occupa l’église en 1592. |
Origine et histoire
L’église Saint-Cybard de Tamniès, située dans le village éponyme en Dordogne, trouve ses origines au XIIe siècle, comme en témoignent les vestiges de sa nef primitive, située à un niveau inférieur à celui actuel. Ce monument, initialement lié à un prieuré bénédictin non conventuel dépendant de l’abbaye de Sarlat, s’inscrivait dans l’archiprêtré de Saint-André d’Allas. Les guerres ont marqué son histoire : pillée en 1414 pendant la guerre de Cent Ans, puis occupée en 1592 par les Protestants menés par le baron de Beynac lors des guerres de Religion.
La nef, reconstruite aux XVe et XVIe siècles sur des fondations plus anciennes, présente un arc en tiers-point ouvrant sur une chapelle aux baies du XVIIIe siècle. Le carré du transept, soutenu par des consoles chanfreinées, précède un chœur orné de cinq arcatures. Le clocher, massif rectangulaire percé de trois baies campanaires (XVIIIe siècle), servait aussi de réduit défensif, accessible par une porte surélevée. Le chevet, semi-circulaire à l’origine, fut partiellement reconstruit en plan polygonal.
Classée Monument Historique en 1978, l’église illustre les adaptations architecturales liées aux conflits et aux besoins liturgiques. Les percements sous la nef actuelle suggèrent un niveau de sol plus bas au XIIe siècle, reflétant les modifications structurelles au fil des siècles. La propriété communale abrite aujourd’hui un patrimoine mêlant roman, gothique et ajouts classiques, témoin des bouleversements historiques de la région.