Frise chronologique
XIIIe siècle (avant)
Origine de l'enceinte du cimetière
Origine de l'enceinte du cimetière
XIIIe siècle (avant) (≈ 1350)
Muraille peut-être antérieure au XIVe siècle.
1530-1540
Reconstruction majeure
Reconstruction majeure
1530-1540 (≈ 1535)
Chœur, chapelle sud et portail édifiés.
XVe siècle
Fortification de l'enceinte
Fortification de l'enceinte
XVe siècle (≈ 1550)
Rehaussement et ajout de meurtrières.
Fin XVe siècle
Construction du clocher
Construction du clocher
Fin XVe siècle (≈ 1595)
Style gothique tardif, avant le chœur.
1837
Ajout d'un bâtiment indépendant
Ajout d'un bâtiment indépendant
1837 (≈ 1837)
Construction contre la façade ouest.
1929 et 1933
Classement monument historique
Classement monument historique
1929 et 1933 (≈ 1933)
Inscription de l'église et de l'enceinte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église : inscription par arrêté du 2 janvier 1929 ; L'enceinte fortifiée : inscription par arrêté du 26 juillet 1933
Personnages clés
| Jean Payen - Historien et archéologue |
A étudié l'église et son enceinte. |
Origine et histoire
L'église Saint-Cyr de Fargues-sur-Ourbise, située dans le département de Lot-et-Garonne en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice dont les origines remontent au moins au XIIIe siècle pour son enceinte fortifiée. Cette enceinte, initialement conçue comme mur de cimetière, fut rehaussée et fortifiée au XVe siècle, avec des meurtrières et une porte ogivale protégée par une bretèche. Ces éléments défensifs suggèrent une période troublée nécessitant la protection des lieux sacrés et des populations locales.
La reconstruction majeure de l'église intervint dans la première moitié du XVIe siècle, sur les bases d’un édifice antérieur dont subsistent les murs nord et sud de la première travée de la nef. Le chœur, la chapelle sud et le portail, de style gothique flamboyant, furent érigés entre 1530 et 1540. Les voûtes, ornées de liernes et tiercerons, ainsi que les contreforts d’angle de la façade occidentale, datent de cette campagne de travaux. Le clocher, quant à lui, présente des caractéristiques gothiques tardives, avec une chambre des cloches rehaussée probablement au XVIIe siècle.
Le cimetière atteste d’une fortification ancienne, peut-être antérieure au XIVe siècle, avec une muraille crénelée et des meurtrières. L’édifice fut partiellement modifié au XIXe siècle, notamment avec l’ajout d’un bâtiment indépendant en 1837, ainsi que d’un appentis protégeant le portail et d’une sacristie. L’église et son enceinte fortifiée furent inscrites aux monuments historiques respectivement en 1929 et 1933, reconnaissant ainsi leur valeur patrimoniale.
Architecturalement, l’église adopte un plan en croix latine, avec une nef unique de trois travées prolongée par un chœur à cinq pans. Les chapelles latérales, ajoutées de part et d’autre de la troisième travée, ainsi que les fenêtres à remplage flamboyant, illustrent l’évolution stylistique entre le Moyen Âge et la Renaissance. Construite en pierres noires locales, elle incarne le savoir-faire régional et les adaptations défensives des églises rurales durant les périodes de conflits.
Les sources historiques, comme les travaux de Jean Payen ou les archives de la base Mérimée, soulignent l’importance de ce monument comme témoin des transformations architecturales et sociales de la Guyenne. L’église Saint-Cyr, par son mélange de styles et ses éléments défensifs, reflète à la fois la piété locale et les nécessités stratégiques d’une époque marquée par l’insécurité.