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Église Saint-Cyr de Saint-Cyr (Ardèche) en Ardèche

Église Saint-Cyr de Saint-Cyr (Ardèche)

    7 Rue de la Vernée
    07430 Saint-Cyr

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1299
Baptême historique
XIIIe siècle
Première mention écrite
1666
Création de la chaire
1793
Fermeture révolutionnaire
1802
Réouverture concordataire
1857
Peintures et agrandissement
1859–1861
Construction du *campo santo*
1906
Inventaire conflictuel
1925
Restauration du clocher
2001
Classement d’objets
2021
Fusion paroissiale
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Pierre Bertrand de Colombier - Personnalité baptisée Baptisé en 1299 par son oncle cardinal.
Cardinal Pierre Bertrand - Célébrant du baptême Oncle de Pierre Bertrand de Colombier.
Chanoine Courty - Curé et commanditaire Initiateur du *campo santo*, décédé en 1869.
André Vermare - Sculpteur Auteur du Chemin de croix du *campo santo*.

Origine et histoire

L’église Saint-Cyr, située au cœur du village ardéchois de Saint-Cyr, trouve ses premières mentions écrites au XIIIe siècle, liée au cartulaire de l’abbaye de Saint-Chaffre. Sa nef, peut-être construite à cette époque, accueille en 1299 le baptême de Pierre Bertrand de Colombier, célébré par son oncle cardinal. L’édifice, dépendant initialement de l’archidiocèse de Vienne, traverse les siècles avec des transformations majeures : création de la chaire en 1666, fermeture révolutionnaire en 1793, puis réouverture en 1802 sous le Concordat.

Au XIXe siècle, l’église connaît un essor artistique et architectural. En 1857, des peintures murales en trompe-l’œil ornent la nef et l’arc triomphal, tandis que les bas-côtés et le campo santo (cloître inspiré d’Italie, style néo-romano-byzantin) sont ajoutés entre 1857 et 1861. Ce dernier, décoré de sculptures et de tombes, devient un élément emblématique du site. Le clocher, restauré en 1925, arbore une toiture octogonale complexe et des tuiles colorées formant des motifs.

Le XXe siècle marque une période de préservation et de modernisation. L’inventaire de 1906, lié à la loi de séparation des Églises et de l’État, se déroule dans un climat tendu, avec forçage des portes. Les rénovations se succèdent : restauration intérieure en 1962, mise en valeur des pierres et peintures, puis travaux sur le campo santo en 1955, 1982 et 1995-1998. En 2001, des objets de l’église sont classés Monuments historiques, dont deux tableaux des XVIIe et XIXe siècles.

L’organisation paroissiale évolue avec les fusions territoriales : création de la paroisse Saint-Christophe lès Annonay en 2003, puis de Bienheureux Gabriel Longueville en 2021, regroupant les communes du bassin d’Annonay. L’église, ouverte lors d’événements comme la Nuit des églises (2016), reste un lieu de culte actif et un témoignage du patrimoine religieux ardéchois, alliant histoire médiévale, art du XIXe siècle et vie communautaire contemporaine.

L’intérieur de l’édifice impressionne par sa voûte demi-cylindrique peinte, ses vitraux géométriques et ses éléments liturgiques (ambon, autel, tabernacle) issus de la chaire de 1666. Les peintures murales, datant de 1857, représentent des saints locaux (comme François Régis) et des scènes bibliques, tandis que le campo santo abrite des sculptures comme La Mise au tombeau ou La Résurrection, œuvres du XXe siècle.

Architecturalement, l’église allie une nef centrale voûtée, deux bas-côtés à ogives croisées, et un chevet plat. Le clocher, carré à sa base, s’élève au-dessus du chœur avec une charpente restaurée et une coupole ornée. Les matériaux locaux (pierre, tuiles creuses) et les couleurs ocre dominantes s’intègrent au paysage vivarais, tandis que les gargouilles et statues (Vierge, saint Michel) enrichissent son décor extérieur.

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