Frise chronologique
1135
Première mention écrite
Première mention écrite
1135 (≈ 1135)
Dépendance de l’abbaye de Villemagne
XIIe siècle
Construction du clocher roman
Construction du clocher roman
XIIe siècle (≈ 1250)
En grès rouge local (*ruffe*)
Fin XIIIe–début XIVe siècle
Reconstruction de l’église
Reconstruction de l’église
Fin XIIIe–début XIVe siècle (≈ 1425)
Nef et chevet actuels
XVe–XVIe siècle
Ajout des chapelles latérales
Ajout des chapelles latérales
XVe–XVIe siècle (≈ 1650)
Plan en croix latine
XVIe–XVIIe siècle
Construction du cloître
Construction du cloître
XVIe–XVIIe siècle (≈ 1750)
Galerie à colonnes polygonales
27 décembre 1979
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
27 décembre 1979 (≈ 1979)
Église et cloître protégés
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise ; façade et toiture des bâtiments bordant la cour intérieure avec leurs galeries (cad. AC 175 à 177) : inscription par arrêté du 27 décembre 1979
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Sources ne mentionnent aucun acteur historique nommé |
Origine et histoire
L’église Saint-Cyr-et-Sainte-Julite, située au pied du mont Muratou à Saint-Xist (La Tour-sur-Orb, Hérault), est un édifice mêlant styles roman et gothique. Mentionnée dès 1135 comme dépendance de l’abbaye de Villemagne, elle était alors une rectorie liée à la manse de Joncels. Son clocher du XIIe siècle, en grès rouge local, est le seul vestige de l’édifice originel. L’église actuelle date de la fin du XIIIe ou du XIVe siècle, tandis que ses chapelles latérales et son cloître furent ajoutés entre les XVe et XVIIe siècles.
Le clocher roman, haut de trois niveaux, se distingue par sa maçonnerie irrégulière aux deux premiers étages et ses baies campanaires au sommet. La nef unique, couverte d’un berceau brisé, et le chevet plat sont flanqués de quatre chapelles latérales formant une croix latine. Le portail ogival, orné de colonnettes jumelées, et les archères défensives témoignent de son rôle à la fois religieux et protecteur. Le cloître, accessible par la sacristie, présente seize colonnes polygonales supportant une galerie couverte.
Classée Monument Historique en 1979, l’église était autrefois accompagnée de deux annexes : Frangouille (disparue après 1789) et Saint-Vincent (abandonnée vers 1600). Son architecture reflète les évolutions stylistiques et les besoins défensifs de la région, entre Moyen Âge et époque moderne. La pierre locale, comme la ruffe du clocher, et les réemplois (stèle discoïdale en façade) soulignent son ancrage historique.
Le site, propriété communale et privée, illustre l’histoire religieuse et seinsigniale du Languedoc. Son inscription protège à la fois l’église, les façades du cloître et les galeries intérieures, préservant un patrimoine marqué par les influences monastiques et les adaptations architecturales successives.