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Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Ligneyrac en Corrèze

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise Eglise romane

Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Ligneyrac

    Le Bourg
    19500 Ligneyrac
Propriété de la commune
Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Ligneyrac
Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Ligneyrac
Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Ligneyrac
Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Ligneyrac
Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Ligneyrac
Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Ligneyrac
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1900
2000
930
Fondation de la paroisse
XIIe siècle
Construction initiale
XVe siècle
Rénovations majeures
26 novembre 1928
Première protection
1937
Verrière du tympan
16 janvier 2024
Classement complet
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L’église Saint-Cyr et Sainte-Julitte et l’oradour, en totalité, situés sur les parcelles n° 129 et 131, figurant au cadastre section AB, conformément au plan annexé : inscription par arrêté du 16 janvier 2024

Personnages clés

Saint Cyr et Sainte Julitte - Patrons de l’église Martyrs du IVe siècle, dédicataires de l’édifice.
Charles Borie - Artisan verrier Auteur de la verrière du tympan (1937).

Origine et histoire

L'église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte, située à Ligneyrac en Corrèze (Nouvelle-Aquitaine), est un édifice religieux catholique construit principalement au XIIe siècle, avec des adjonctions aux XIIIe et XVe siècles. Elle se distingue par son architecture en grès rouge, son orientation atypique (est-nord-est/ouest-sud-ouest), et un clocher carré dominant le chœur. À l’origine, l’église était dédiée aux saints Cyr et Julitte, martyrs du IVe siècle, et son plan initial comprenait une nef voûtée en berceau, un chœur carré et une abside semi-circulaire. Quatre chapelles latérales, voûtées d’ogives et ornées de rosaces armoriées, furent ajoutées au XVe siècle, reflétant les évolutions stylistiques de l’époque.

L’oratoire adjacent, appelé « oradour », est un édicule funéraire du XVe siècle situé sur l’emplacement de l’ancien cimetière. Protégé par un auvent carré, il abrite des peintures murales représentant les Douze Apôtres avec des banderoles portant le Credo, ainsi qu’une pierre destinée à recevoir les cercueils lors des prières pour les défunts. Le portail occidental, daté du XIIe siècle, conserve ses pentures en fer forgé d’origine, un vitrail hémicirculaire, et une archivolte à damier. Le clocher, rare exemple régional de tour carrée, est percé de baies géminées reposant sur des colonnettes monolithes. L’ensemble, classé Monument Historique depuis 1928 (étendu en 2024), illustre l’évolution d’une paroisse rurale médiévale, marquée par des remaniements tardifs comme la sacristie du XXe siècle.

L’église combine des matériaux contrastés : calcaire blanc pour les éléments sculptés (chapiteaux, colonnettes) et grès rouge/gris pour les murs, créant un effet polychrome aujourd’hui atténué par l’érosion. Les marques de tâcherons (initiales P, B, E) gravées sur les pierres témoignent des techniques de construction médiévales. À l’intérieur, la nef, séparée du chœur par un arc-diaphragme à double rouleau, mène à une abside voûtée en cul-de-four. Les chapiteaux, ornés de motifs en dents de scie ou de spires entrecroisées, reflètent l’influence romane locale. Trois objets mobiliers sont protégés : un tabernacle du XVIIe siècle et deux bustes du XVIIIe siècle (Dieu le Père et saint Eutrope).

L’histoire de l’église est liée à la fondation de la paroisse de Ligneyrac, mentionnée dès 930 bien que l’édifice actuel date du XIIe siècle. Au XVe siècle, des modifications majeures furent apportées, dont la reconstruction de la voûte en berceau de la nef et l’ajout des chapelles latérales. La verrière du tympan, réalisée en 1937 par Charles Borie, et la sacristie du début XXe siècle marquent les dernières interventions notables. L’oratoire, avec ses peintures des XII Apôtres, et le clocher à baies géminées, en font un exemple remarquable du patrimoine religieux limousin, préservé dans son contexte rural d’origine.

Liens externes