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Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Saint-Cirgues-de-Jordanne dans le Cantal

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise Clocher-mur

Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Saint-Cirgues-de-Jordanne

    D17
    15590 Saint-Cirgues-de-Jordanne
Propriété de la commune
Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Saint-Cirgues-de-Jordanne
Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Saint-Cirgues-de-Jordanne
Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Saint-Cirgues-de-Jordanne
Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Saint-Cirgues-de-Jordanne
Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Saint-Cirgues-de-Jordanne
Crédit photo : Malvezin - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction du chœur et de l'abside
XVe siècle
Reconstruction de la nef et chapelles
1667
Ajout de la sacristie et du porche
1855
Rénovation de la nef
30 janvier 1986
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Saint-Cyr et Sainte-Julitte avec son enclos et sa croix (cad. B 75) : inscription par arrêté du 30 janvier 1986

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage mentionné Le texte source ne cite aucun acteur historique spécifique lié à ce monument.

Origine et histoire

L'église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte, située à Saint-Cirgues-de-Jordanne dans le département du Cantal, est un édifice religieux dont les origines remontent au XIIe siècle. Elle était initialement un prieuré dépendant de l'abbaye Saint-Géraud d'Aurillac, comme en témoignent le sanctuaire et le clocher, vestiges de cette époque romane. Le chœur et l'abside, typiques de l'architecture romane, contrastent avec la nef et les chapelles latérales, reconstruites au XVe siècle après la destruction des cinq chapelles d'origine. Ces transformations reflètent les évolutions stylistiques et les besoins liturgiques de la communauté locale à travers les siècles.

Au XVIIe siècle, des aménagements majeurs ont marqué l'histoire du monument, notamment la construction de la sacristie et du porche couvert en 1667, ainsi que l'ajout d'une croix de pierre sur le parvis. Ces éléments, datés précisément, illustrent une période de rénovation et d'embellissement de l'édifice. Au XIXe siècle, des modifications supplémentaires ont été apportées, comme la voûte et les peintures de la nef en 1855, montrant une volonté de modernisation tout en préservant le caractère historique du lieu. L'église, avec son enclos et sa croix, a finalement été inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 30 janvier 1986, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale.

Architecturalement, l'église se distingue par son clocher peigne, percé de quatre fenêtres abritant des cloches, une caractéristique rare et emblématique des églises romanes auvergnates. La présence d'une croix monumentale devant l'entrée latérale, servant également de monument aux morts pour la commune, souligne le double rôle religieux et mémoriel de l'édifice. L'abside en cul-de-four et les remaniements successifs offrent un témoignage tangible des techniques de construction et des influences artistiques qui se sont succédé dans cette région d'Auvergne, aujourd'hui intégrée à Auvergne-Rhône-Alpes.

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