Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification de l'église et de ses éléments gothiques.
XVIIe siècle
Fonts baptismaux
Fonts baptismaux
XVIIe siècle (≈ 1750)
Ajout des fonts ornés de chérubins.
vers 1850
Ouverture du portail ouest
Ouverture du portail ouest
vers 1850 (≈ 1850)
Modification initiée par le curé local.
21 mai 1927
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
21 mai 1927 (≈ 1927)
Reconnaissance patrimoniale officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 21 mai 1927
Personnages clés
| Curé de Vaucelles (milieu XIXe) - Initiateur des modifications |
Commanditaire du portail ouest vers 1850. |
Origine et histoire
L'église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Vaucelles, édifiée au XIIIe siècle, est un exemple typique d'architecture religieuse médiévale normande. Située dans le département du Calvados, elle se distingue par son plan longitudinal simple et son orientation sud-est, caractéristique des églises de l'époque. Son clocher, interposé entre la nef et le chœur comme une tour lanterne, présente une structure en retrait sur trois niveaux, encadrée de contreforts massifs. Les fenêtres en lancette et les arcs-brisés, notamment ceux du triplet du chevet, illustrent le style gothique primitif.
Au XIXe siècle, des modifications notables furent apportées : un portail fut percé dans le pignon ouest vers 1850 sur initiative du curé local, tandis que la porte latérale nord de la nef, datant du XIIIe siècle, fut murée. Cette dernière, autrefois abritée par un porche dont subsistent des traces, arbore un tympan orné de motifs végétaux (quatre-feuilles, trèfles) et des chapiteaux élancés typiques du XIIIe siècle. La porte du chœur, quant à elle, était déjà condamnée depuis longtemps. Une plaque commémorative aux victimes des deux guerres mondiales y fut apposée ultérieurement.
L'intérieur révèle un chœur voûté de pierre, restauré au XIXe siècle, où une frise de billettes court le long des murs. L'autel présente un haut-relief de la Cène, tandis que les fonts baptismaux du XVIIe siècle, ornés de chérubins, et une chaire en bois du XVIIIe–XIXe siècle témoignent des ajouts post-médiévaux. L'édifice fut inscrit aux monuments historiques le 21 mai 1927, reconnaissant sa valeur patrimoniale. Ses analogies avec l'église voisine de Barbeville soulignent son ancrage dans le paysage religieux local.
La tour, élément central, s'élève sur trois niveaux décorés d'arcs-brisés et d'une rose quadrilobée. Son étage des cloches, percé de baies en arc-brisé, surplombe une voûte plus haute que celle du chœur. Le chevet, éclairé par un triplet de lancettes, conserve une porte nord du XIIIe siècle, murée avant le XIXe siècle, dont le tympan trilobé et les palmettes sculptées rappellent l'artisanat médiéval. Ces détails architecturaux, combinés à des restaurations ultérieures, font de l'église un témoin des évolutions stylistiques et liturgiques sur près de huit siècles.