Église Saint-Cyran du Blanc au Blanc dans l'Indre

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane

Église Saint-Cyran du Blanc

  • 3 Ruelle de Saint-Cyran
  • 36300 Le Blanc
Église Saint-Cyran du Blanc
Église Saint-Cyran du Blanc
Église Saint-Cyran du Blanc
Église Saint-Cyran du Blanc
Église Saint-Cyran du Blanc
Église Saint-Cyran du Blanc
Église Saint-Cyran du Blanc
Église Saint-Cyran du Blanc
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Église Saint-Cyran du Blanc
Église Saint-Cyran du Blanc
Église Saint-Cyran du Blanc
Crédit photo : Auteur inconnu - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Construction initiale
XIIe siècle
Construction initiale
XIIIe siècle
Reconstruction après incendie
XVe siècle
Modifications gothiques
XVIIe siècle
Construction du logis prioral
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Saint-Génitour : classement par arrêté du 7 janvier 1930

Personnages clés

Pascal II Pape ayant mentionné l'église dans une bulle en 1115.
Antoine Morelon Commanditaire d'une chapelle au sud du chœur vers 1489.
Pierre Morelon Commanditaire de deux chapelles vers 1659.
O. Rabault Architecte ayant édifié une chapelle vers 1839.
Alfred Dauvergne Architecte départemental ayant mené des restaurations au XIXe siècle.
Henry Dauvergne Architecte ayant prolongé la chapelle nord du chœur à partir de 1889.

Origine et histoire de l'Église Saint-Cyran

L'église Saint-Génitour se situe au Blanc (Indre, région Centre-Val de Loire) et dépend de l'archidiocèse de Bourges, du doyenné du Val de Creuse et de la paroisse du Blanc. Elle forme l'essentiel d'un ancien prieuré bénédictin placé sous le vocable de Saint-Génitour et dépendant de l'abbaye de Déols, mentionné dès 1115 dans une bulle de Pascal II. L'édifice résulte de quatre grandes phases de construction — XIIe, XIIIe, XVe siècle et époque moderne — et a été construit entre le XIIe et le XVIIe siècle. Le chœur, daté de la seconde moitié du XIIe siècle, comprend deux travées et un chevet plat ; il est éclairé par des fenêtres à colonnettes dont les bases et chapiteaux sont sculptés. Le clocher, construit à la fin du XIIe siècle, comportait à l'origine quatre étages — trois pleins et un dernier ajouré — et se trouvait isolé sur le côté sud de la nef, alors probablement couverte en charpente ; son étage inférieur a ensuite été démoli pour aménager la base en transept sud. Un incendie au XIIIe siècle détruisit la nef ; la reconstruction conserva le chœur et ajouta au nord une chapelle à chevet plat, puis deux grandes chapelles formant un second transept furent élevées à la fin du XIIIe siècle sur la première travée de la nef. Au XVe siècle, les murs latéraux furent ajourés, le pignon extérieur refait et orné de crochets en feuilles de chou frisé, surmonté d'une croix ; une chapelle latérale fut également adjointe au sud contre le chœur et ses chapelles. Vers 1489, une chapelle fut construite au sud du chœur pour Antoine Morelon ; vers 1659, deux chapelles au nord et au sud de la troisième travée de la nef furent édifiées pour Pierre Morelon, et vers 1839 l'architecte O. Rabault édifia une chapelle au sud de la deuxième travée. Au troisième quart du XIXe siècle, l'architecte départemental Alfred Dauvergne entreprit une restauration et un agrandissement conformes aux devis de 1852 et 1855 : construction d'une tribune et d'une tourelle d'escalier, adjonction de chapelles aux premières travées et aménagement d'une chapelle en prolongement du bas-côté nord ; une nouvelle sacristie fut ajoutée au nord vers 1864. En 1857, Dauvergne proposa la reconstruction du chœur avec une abside et deux absidioles semi-circulaires ; le projet fut approuvé mais reporté pour raisons financières. À partir de 1889, l'architecte Henry Dauvergne prolongea vers l'est la chapelle nord du chœur. Le logis prioral, daté de la fin du XVIIe siècle, fut vendu comme bien national en 1791 ; lors d'un remaniement vers 1933, son escalier d'origine fut détruit. L'ensemble de l'édifice a été classé au titre des monuments historiques le 7 janvier 1930.

Devenir actuel

Aujourd'hui désaffectée, l'église Saint-Cyran sert de lieu d'exposition.

Liens externes