Frise chronologique
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIe siècle (≈ 1150)
Nef en opus spicatum, vaisseau unique
XIIIe siècle
Agrandissement du transept
Agrandissement du transept
XIIIe siècle (≈ 1350)
Bras sud ajouté, peintures murales
1822 ou fin XIXe siècle
Fusion des paroisses
Fusion des paroisses
1822 ou fin XIXe siècle (≈ 1995)
Hodeng et Hodenger réunis
1996
Subvention pour la coupole
Subvention pour la coupole
1996 (≈ 1996)
35 000 francs (Sauvegarde de l’art français)
2011
Découverte des peintures
Découverte des peintures
2011 (≈ 2011)
Sous badigeon, datées partiellement du XIIIe
5 juillet 2016
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
5 juillet 2016 (≈ 2016)
Protection totale de l’édifice
2021
Travaux de restauration prévus
Travaux de restauration prévus
2021 (≈ 2021)
Charpente, clocher, couverture
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité, avec le mur d'enclos du cimetière au sud (cad. A 181, 182):classement par arrêté du 5 juillet 2016
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Sources ne mentionnent aucun acteur historique |
Origine et histoire
L’église Saint-Denis de Hodeng-Hodenger, aussi appelée chapelle Notre-Dame, est l’un des plus anciens édifices religieux de la région normande. Construite initialement au XIe siècle sous la forme d’un « vaisseau unique » en opus spicatum, elle fut agrandie au XIIIe siècle par un transept (bras sud) et modifiée aux XVIIe et XVIIIe siècles (bras nord, abside semi-circulaire et clocher). Son plan en croix latine, typique des églises romanes, conserve des traces de peintures murales du XIIIe siècle, redécouvertes en 2011 sous un badigeon. L’édifice, classé Monument Historique en 2016, abrite un mobilier exceptionnel : retables, statues des XVe–XVIIIe siècles, et fonts baptismaux du XVIe siècle.
La fusion des paroisses d’Hodeng et Hodenger, effective en 1822 ou à la fin du XIXe siècle, a marqué son histoire administrative. En 1996, l’association Sauvegarde de l’art français a financé la restauration de sa coupole (35 000 francs). Des travaux majeurs sur la charpente, le clocher et la toiture étaient prévus pour 2021. Le sol en terre cuite, les portes anciennes murées, et les tuiles en tuf calcaire enduites à la chaux témoignent de techniques constructives médiévales et modernes.
Les peintures murales, partiellement datées du XIIIe siècle, ornent la nef et les bras du transept. Leur découverte récente a révélé un patrimoine artistique insoupçonné, complétant un ensemble mobilier classé (maître-autel, confessionnal du XVIIIe siècle, statues des XVe–XVIIe siècles). L’église, propriété communale, illustre l’évolution architecturale et liturgique de la Normandie, des origines romanes aux rénovations des Lumières.