Frise chronologique
1248
Acquisition de droits par Saint-Denis
Acquisition de droits par Saint-Denis
1248 (≈ 1248)
Abbaye achète des droits seigneuriaux au Thillay.
1273
Première mention de l’église
Première mention de l’église
1273 (≈ 1273)
Acte citant le « Moustier de Tellai ».
1545
Première consécration
Première consécration
1545 (≈ 1545)
Style gothique flamboyant dominant.
1583
Seconde consécration
Seconde consécration
1583 (≈ 1583)
Achèvement probable des voûtes Renaissance.
1612
Construction chapelle Saint-Nicolas
Construction chapelle Saint-Nicolas
1612 (≈ 1612)
Ajoutée par Nicolas Girard, seigneur local.
1965
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
1965 (≈ 1965)
Protection de l’édifice et de son mobilier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 95) : inscription par arrêté du 5 novembre 1965
Personnages clés
| Germain de Marle - Prévôt des marchands de Paris (1526-1527) |
Attribué comme initiateur de la reconstruction. |
| Nicolas Girard - Seigneur du Thillay (mort en 1612) |
Fonde la chapelle Saint-Nicolas. |
| Henri le Meignen - Évêque de Digne (1583) |
Consacre l’église en tant que mandataire. |
| Charlotte le Tardif - Veuve de Guillaume de Marle |
Inhumée en 1587, épitaphe conservée. |
| Pierre Frémont - Curé du Thillay (mort en 1662) |
Plaque de fondation pour messes perpétuelles. |
| Charles Lévêque - Peintre verrier (XIXe siècle) |
Auteur des vitraux installés en 1876. |
Origine et histoire
L’église Saint-Denis du Thillay, mentionnée pour la première fois en 1273, est liée à l’abbaye de Saint-Denis, qui y possédait des droits seigneuriaux dès 1248. Bien que placée sous le patronage de saint Denis, son origine exacte et son fondateur restent incertains. La paroisse dépendait alors de l’évêque de Paris, et la dîme était partagée entre plusieurs institutions religieuses, dont les chanoines de Saint-Denis-du-Pas.
La reconstruction majeure de l’édifice actuel intervient au XVIe siècle, après les destructions de la Guerre de Cent Ans. L’église est consacrée une première fois en 1545, dans un style gothique flamboyant sobre, puis une seconde fois en 1583, marquant probablement l’achèvement des voûtes aux clés de voûte Renaissance. Germain de Marle, prévôt des marchands de Paris, est parfois cité comme initiateur des travaux, bien que cette attribution reste discutée.
Au XVIIe siècle, Nicolas Girard, seigneur du Thillay, ajoute la chapelle Saint-Nicolas au sud de la nef, dédiée à son saint patron. L’église subit des modifications mineures aux XVIIIe et XIXe siècles, comme la pose d’un lambris dans la chapelle ou la réfection de la toiture en 1838. En 1874, elle est dégagée des constructions adjacentes, et ses vitraux, remplacés en 1876 par des verrières de Charles Lévêque, illustrent des scènes religieuses et des saints locaux.
L’église est inscrite aux monuments historiques en 1965 pour son architecture homogène, mêlant simplicité gothique tardive et détails Renaissance, comme ses clés de voûte sculptées ou ses culs-de-lampe. Son mobilier inclut des statues classées (Vierge à l’Enfant du XIVe siècle, Christ en croix du XVIe) et des plaques funéraires datant du XIIIe au XVIIIe siècle, témoignant de son rôle central dans la communauté locale.
La chapelle Saint-Nicolas, aujourd’hui utilisée comme vestiaire, abrite une statue de saint Denis céphalophore, rappelant le martyre du patron de l’église. Les vitraux du XIXe siècle, offerts par des donateurs locaux comme Madame Hedelin-Orth, célèbrent des figures saintes (sainte Geneviève, saint Nicolas) et des épisodes bibliques, renforçant le lien entre l’édifice et l’histoire religieuse du Val-d’Oise.
Enfin, l’église conserve des traces de litre funéraire et des dalles tombales effacées, dont celle d’un chevalier du XIIIe siècle, ainsi que des plaques commémoratives de curés et notables locaux. Son clocher, typique de la reconstruction post-Guerre de Cent Ans, et sa nef dissymétrique (bas-côté nord uniquement) en font un exemple représentatif du patrimoine rural francilien.