Frise chronologique
538–550
Épiscopat de saint Désiré
Épiscopat de saint Désiré
538–550 (≈ 544)
Archevêque de Bourges, patron de l'église.
1055
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
1055 (≈ 1055)
Par Ebe de Charenton et Archambaud II.
1066–1091
Construction de l'église
Construction de l'église
1066–1091 (≈ 1079)
Autour de la crypte préexistante.
1118
Fresques attribuées
Fresques attribuées
1118 (≈ 1118)
Signature *Omblardus monacus* relevée.
1875
Classement monument historique
Classement monument historique
1875 (≈ 1875)
Protection officielle de l'édifice.
1866–1890
Restauration majeure
Restauration majeure
1866–1890 (≈ 1878)
Ajout du clocher-porche et réfection.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1875
Personnages clés
| Saint Désiré - Archevêque de Bourges (538–550) |
Patron de l'église, inhumé dans la crypte. |
| Ebe de Charenton - Cofondateur du prieuré (1055) |
Avec Archambaud II de Bourbon. |
| Archambaud II de Bourbon - Seigneur et bienfaiteur |
Frère d'Aymon, archevêque de Bourges. |
| Suger - Abbé de Saint-Denis (XIIe) |
Revendiqua le prieuré via faux diplôme. |
| Omblardus monacus - Moine peintre présumé |
Auteur possible des fresques (1118). |
| Denis et Georges Darcy - Architectes restaurateurs (XIXe) |
Dirigèrent les travaux de 1866 à 1890. |
Origine et histoire
L'église Saint-Désiré, située dans le département de l'Allier en Auvergne-Rhône-Alpes, remonte au XIe ou XIIe siècle. Elle est construite autour d'une crypte plus ancienne (XIe siècle) abritant le tombeau de saint Désiré, archevêque de Bourges de 538 à 550. Le prieuré adjacent, fondé en 1055 par Ebe de Charenton et Archambaud II de Bourbon, dépendait de l'abbaye Saint-Michel de la Cluse. L'église, initialement dédiée à saint Martial, fut édifiée entre 1066 et 1091 par des moines du prieuré voisin de la Chapelaude.
Au XIIe siècle, Suger revendiqua la propriété du prieuré pour l'abbaye de Saint-Denis via un pseudo-diplôme de Dagobert, mais le conflit fut tranché en faveur de l'abbaye Saint-Michel de la Cluse. La notoriété du lieu reposait sur la présence des reliques de saint Désiré. L'église, classée monument historique en 1875, fut restaurée entre 1866 et 1890 par les architectes Denis et Georges Darcy, qui ajoutèrent un clocher-porche et rétablirent la voûte en plein cintre de la nef centrale.
Au XIXe siècle, l'église perdit ses deux premières travées occidentales, et sa nef fut recouverte d'un berceau en bois, remplaçant une voûte en maçonnerie disparue. Les fresques anciennes, dont des relevés mentionnaient un moine peintre nommé Omblardus monacus (1118), furent effacées lors des restaurations. L'édifice conserve aujourd'hui une structure à trois nefs, un transept et un chevet à trois absides, typique de l'architecture romane bourbonnaise.