Frise chronologique
1070
Première mention écrite
Première mention écrite
1070 (≈ 1070)
Chartrier de l’abbaye Saint-Florent de Saumur
XIIe siècle
Construction du clocher
Construction du clocher
XIIe siècle (≈ 1250)
Partie la plus ancienne conservée
XIVe siècle
Édification de la nef
Édification de la nef
XIVe siècle (≈ 1450)
Voûtes sur croisées d’ogives caractéristiques
1649
Profanation de l’église du château
Profanation de l’église du château
1649 (≈ 1649)
Réunion progressive des paroisses
1754
Union des deux paroisses
Union des deux paroisses
1754 (≈ 1754)
Saint-Didier devient église unique
1852
Ajout du porche
Ajout du porche
1852 (≈ 1852)
Protection du portail Renaissance
1931
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1931 (≈ 1931)
Protection de l’édifice entier
2019-2022
Restauration majeure
Restauration majeure
2019-2022 (≈ 2021)
Charpente, toiture et sacristie rénovées
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Didier (cad. B 228) : classement par arrêté du 4 juillet 1931
Personnages clés
| Didier de Vienne - Saint patron de l’église |
Archevêque auquel elle est dédiée |
| Marguerite de Bruyères - Noble locale (XVe siècle) |
Gisant redécouvert en 1998 |
| Joachim Le Mairat - Marquis de Bruyères (d. 1755) |
Dalle funéraire dans le bas-côté |
| Simon Vouet - Peintre baroque (1622) |
Auteur du tableau copié en retable |
| Abbé Lebeuf - Historien (XVIIIe siècle) |
A décrit les gisants en 1754 |
Origine et histoire
L’église Saint-Didier, dédiée à l’archevêque Didier de Vienne, est mentionnée pour la première fois en 1070 dans le chartrier de l’abbaye Saint-Florent de Saumur. Son clocher, datant du XIIe siècle, est la partie la plus ancienne, suivi par la nef du XIVe siècle, le transept du XVe siècle, et une abside à cinq pans remaniée au XVIe siècle. Jusqu’en 1649, elle coexistait avec l’église du château, les deux paroisses n’étant réunies qu’en 1754. En 1852, un porche d’entrée fut ajouté, et l’édifice fut classé Monument Historique en 1931. Des restaurations majeures (charpente, toiture, sacristie) eurent lieu entre 2019 et 2022.
L’architecture mêle des éléments gothiques (voûtes sur croisées d’ogives, baies géminées du clocher) et Renaissance (porche, abside polygonale). Le transept sud, anciennement chapelle seigneuriale, se distingue par son grès et ses vitraux du XVe siècle. Parmi le mobilier classé, on compte deux gisants du XVe siècle (redécouverts en 1998), une dalle funéraire du marquis Joachim Le Mairat (1755), et un retable copié d’un tableau de Simon Vouet (1622), témoignant des liens entre l’église et l’aristocratie locale.
L’histoire de l’église est marquée par des bouleversements, comme la profanation de l’église du château en 1649 pendant les guerres de religion, ou la spoliation de ses cloches sous la Révolution. Au XIXe siècle, la confrérie de Sainte-Claire contribua à sa restauration, tandis que des ajouts comme le porche (1851) ou la flèche octogonale du clocher reflètent des évolutions stylistiques. Les marques de tâcherons et les clefs de voûte armoriées rappellent son ancrage dans la vie communautaire médiévale et moderne.