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Église Saint-Didier de Neyron dans l'Ain

Ain

Église Saint-Didier de Neyron

    3 Rue de l'Église
    01700 Neyron

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
400
500
600
700
1000
1100
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
IVe siècle
Première chapelle attestée
620
Passage de Didier de Vienne
Xe siècle
Construction de l'église actuelle
1478
Construction chapelle saint Bernard
1682
Restauration chapelle sud
1828
Agrandissement de la chapelle
1916
Dédicace chapelle nord à saint Nicolas
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Didier de Vienne - Saint patron de l'église Dépouille passée à Neyron en 620.
Perceval de La Balme - Seigneur de La Balme et écuyer Commanditaire de la chapelle sud (1478).
Mathieu Gaillat - Trésorier général Restaure la chapelle en 1682.
Émile Perrodon - Général et peintre Descendant de Jeanne Marie Perrodon inhumée ici.
Pasquier Sarrazin - Verrier lyonnais Auteur des vitraux de 1914-1918.

Origine et histoire

L'église Saint-Didier de Neyron, située dans le quartier de Saint-Didier (Neyron Le Haut), remonte au Xe siècle, bien que des traces d'une chapelle existent dès le IVe siècle. L'édifice actuel, remanié à plusieurs reprises (notamment au XIXe siècle), conserve une structure en croix grecque, avec un transept et une nef de même longueur. Elle est dédiée à Didier de Vienne, dont la dépouille aurait transité par Neyron en 620.

La chapelle sud, dédiée à saint Bernard puis à la Sainte Vierge, fut construite en 1478 par Perceval de La Balme, seigneur local et écuyer de Philippe II de Savoie. Restaurée en 1682 par Mathieu Gaillat, elle fut agrandie en 1828. L'église abrite des pierres tombales, dont celle de Perceval de La Balme (vers 1500) et de Jeanne Marie Perrodon (1836), ancêtre du général Émile Perrodon, natif de Neyron.

À l'intérieur, la nef présente des vitraux commémorant les morts de la Première Guerre mondiale, réalisés par le verrier lyonnais Pasquier Sarrazin. Cinq objets, dont un tableau de La Nativité et trois statues, sont classés monuments historiques. L'édifice, orienté est-ouest, conserve une statue métallique de la Vierge, autrefois fixée à sa façade.

L'église, unique lieu de culte catholique de Neyron, dépend du groupement paroissial de Miribel, dans le diocèse de Belley-Ars (archidiocèse de Lyon). Son porche ouest arbore l'inscription « Introite adorate dominum in atrio sancto eius », invitant à l'adoration. Les autels, au nombre de trois dès le XIIIe siècle, reflètent son évolution architecturale et spirituelle.

Les sources mentionnent également des liens avec la famille Perrodon : une épitaphe y honore Amandine de Bonnevie-Pogniat, première épouse d'Émile Perrodon (1832). Ce général et peintre, né à Neyron, illustre l'ancrage local de l'édifice dans l'histoire familiale et militaire régionale.

Liens externes