Début de la construction 1852 (≈ 1852)
Lancement des travaux dirigés par Berruyer.
6 septembre 1863
Transfert du culte
Transfert du culte 6 septembre 1863 (≈ 1863)
Première messe dans la nouvelle église.
1875
Achèvement définitif
Achèvement définitif 1875 (≈ 1875)
Dégagement complet du portail et chevet.
1910
Incendie accidentel
Incendie accidentel 1910 (≈ 1910)
Dégâts sur peintures murales par la foudre.
14 septembre 1994
Inscription MH
Inscription MH 14 septembre 1994 (≈ 1994)
Protection des peintures et édifice.
2024
Restructuration en cours
Restructuration en cours 2024 (≈ 2024)
Travaux soutenus par la Fondation du Patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. BK 135) : inscription par arrêté du 14 septembre 1994
Personnages clés
Alfred Berruyer - Architecte diocésain
Concepteur de l’église, dirige les travaux.
Alexandre Debelle - Peintre
Auteur des peintures murales (1870-1880).
Lusson - Maître verrier parisien
Crée les vitraux du chœur (1866).
Origine et histoire de l'Église Saint-Didier
L’église Saint-Didier de Voreppe est édifiée pour remplacer une ancienne église romane du XIIe siècle, devenue trop exiguë et fragilisée par des agrandissements successifs au début du XIXe siècle. La décision de construire un nouvel édifice est prise en 1852, confiant le projet à l’architecte diocésain Alfred Berruyer. Les travaux, initialement estimés à 40 000 francs, débutent la même année, financés par une souscription paroissiale (26 000 francs), complétée par la commune et l’État. Cependant, des dépassements budgétaires obligent à des apports supplémentaires : 36 000 francs des donateurs, 66 000 francs de la commune et 11 000 francs de l’État.
La construction s’achève en 1862, mais l’église n’est pleinement opérationnelle qu’en 1875, en raison de contraintes liées à d’anciennes maisons obstruant le portail et le chevet. Le culte y est transféré officiellement le 6 septembre 1863. L’édifice, de style gothique en croix latine, se distingue par ses peintures murales réalisées entre 1870 et 1880 par Alexandre Debelle, formant une frise de plus de 100 mètres illustrant un chemin de croix et des figures chrétiennes. Ces œuvres, ainsi que les vitraux (créés par les ateliers Lusson et Saint-Joseph d’Aix-en-Provence entre 1866 et 1870), contribuent à son inscription à l’inventaire des monuments historiques en 1994.
En 1910, un incendie provoqué par la foudre endommage plusieurs peintures murales, aggravées par l’humidité au fil des décennies. Des travaux de réparation du toit sont entrepris pour protéger les décors. Depuis 2024, une restructuration majeure est en cours, soutenue par la Fondation du Patrimoine, afin de préserver ce patrimoine religieux et artistique emblématique de l’Isère.
L’église dépend aujourd’hui de la paroisse catholique Saint-Thomas de Rochebrune, dans le diocèse de Grenoble-Vienne. Son clocher, sa nef unique à quatre travées, et son chevet semi-circulaire en font un exemple remarquable de l’architecture religieuse du 3e quart du XIXe siècle en Auvergne-Rhône-Alpes.