Première mention écrite 957-958 (≈ 958)
Deux chartes du cartulaire de Saint-Étienne de Limoges mentionnent le lieu.
Xe siècle
Fondation de l'église
Fondation de l'église Xe siècle (≈ 1050)
Une église aurait été fondée sur la plate-forme de la motte.
1095
Création du prieuré
Création du prieuré 1095 (≈ 1095)
La plate-forme devient un prieuré dépendant de l'abbaye bénédictine de Déols.
1520
Mention d'une quatrième motte
Mention d'une quatrième motte 1520 (≈ 1520)
Un terrier mentionne la présence d'une quatrième motte et cite l'étang visible au sud.
1865
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1865 (≈ 1865)
Fouilles menées par M. de Cessac révélant des vestiges importants.
2012
Mise en valeur du site
Mise en valeur du site 2012 (≈ 2012)
Le site est dégagé et mis en valeur, puis ouvert au public.
4 février 2020
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 4 février 2020 (≈ 2020)
Les parcelles portant les mottes et les vestiges sont inscrites au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parcelles n°84 à 86, 173 à 180 et 524 figurant au cadastre section D, avec les vestiges antiques et médiévaux qu'elles contiennent, tel que figuré en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 4 février 2020
Personnages clés
Droctricus
Détenteur d'un alleu appelé La Tour, mentionné dans les chartes de 957-958.
M. de Cessac
Archéologue ayant mené les fouilles des mottes en 1865.
Origine et histoire de l'Église Saint-Didier-et-Saint-Blaise
Mottes de la Tour-Saint-Austrille
Les mottes castrales de la Tour-Saint-Austrille forment un ensemble situé au village de La Tour-Saint-Austrille, sur la commune de Saint-Dizier-la-Tour dans le département de la Creuse. Le site se trouve à proximité d'un étang, du moulin du prieuré et de l'église Saint‑Michel. Deux chartes du cartulaire de Saint‑Étienne de Limoges mentionnent le lieu en 957-958 et y citent un certain Droctricus, détenteur d'un alleu appelé La Tour. Fouillées en 1865 par M. de Cessac, les mottes ont livré des vestiges importants : on a mis au jour au cœur des buttes des chambres ou fosses rectangulaires, dont l'une mesurant 11,5 mètres sur 5, ainsi que des traces de cendre, de roche rubéfiée, de granit vitrifié et d'objets en fer fondu. Ces chambres profondes sont interprétées comme des souterrains pouvant correspondre soit à des caveaux d'incinération, soit à la substruction d'une tour en bois incendiée aux XIIe‑XIIIe siècles, soit encore à un procédé de vitrification destiné à renforcer le cœur de la motte, à l'instar de certaines fortifications de l'Âge du Bronze ou de l'Âge du Fer. Dégagé et mis en valeur en 2012, le site est désormais ouvert au public. L'ensemble se compose de deux mottes jumelles ceintes d'un fossé et d'un talus communs, d'une plate‑forme qui peut être considérée comme une basse‑cour et des vestiges d'une troisième motte, plus importante, située à l'ouest de la basse‑cour et également cernée d'un fossé. Le cadastre de 1810 atteste la présence d'une chapelle Saint‑Austrille sur la plate‑forme; certains estiment que celle‑ci a été occupée par une église fondée au Xe siècle, puis par une nécropole et une collégiale avant de devenir un prieuré en 1095 dépendant de l'abbaye bénédictine de Déols. Un terrier de 1520 mentionne la présence d'une quatrième motte et cite l'étang encore visible au sud de l'ensemble. Les trois mottes les mieux conservées s'étendent sur environ quatre hectares et se composent d'un tertre principal au sud dominant l'ensemble, de deux petites buttes mitoyennes au nord séparées par la Goze et distantes de 4,50 mètres, et d'une vaste plateforme surélevée au centre. Les parcelles portant les mottes et les vestiges antiques et médiévaux qu'elles contiennent sont inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 4 février 2020.