Église Saint-Didier-et-Saint-Blaise de Saint-Dizier-la-Tour dans la Creuse

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise

Église Saint-Didier-et-Saint-Blaise de Saint-Dizier-la-Tour

  • Le Bourg
  • 23130 Saint-Dizier-la-Tour
Église Saint-Didier-et-Saint-Blaise de Saint-Dizier-la-Tour
Église Saint-Didier-et-Saint-Blaise de Saint-Dizier-la-Tour
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Église Saint-Didier-et-Saint-Blaise de Saint-Dizier-la-Tour
Église Saint-Didier-et-Saint-Blaise de Saint-Dizier-la-Tour
Crédit photo : Oplu7 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1500
1600
1700
1800
1900
2000
957-958
Première mention écrite
Xe siècle
Fondation de l'église
1095
Création du prieuré
1520
Mention d'une quatrième motte
1865
Fouilles archéologiques
2012
Mise en valeur du site
4 février 2020
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les parcelles n°84 à 86, 173 à 180 et 524 figurant au cadastre section D, avec les vestiges antiques et médiévaux qu'elles contiennent, tel que figuré en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 4 février 2020

Personnages clés

Droctricus Détenteur d'un alleu appelé La Tour, mentionné dans les chartes de 957-958.
M. de Cessac Archéologue ayant mené les fouilles des mottes en 1865.

Origine et histoire de l'Église Saint-Didier-et-Saint-Blaise

Mottes de la Tour-Saint-Austrille

Les mottes castrales de la Tour-Saint-Austrille forment un ensemble situé au village de La Tour-Saint-Austrille, sur la commune de Saint-Dizier-la-Tour dans le département de la Creuse. Le site se trouve à proximité d'un étang, du moulin du prieuré et de l'église Saint‑Michel. Deux chartes du cartulaire de Saint‑Étienne de Limoges mentionnent le lieu en 957-958 et y citent un certain Droctricus, détenteur d'un alleu appelé La Tour. Fouillées en 1865 par M. de Cessac, les mottes ont livré des vestiges importants : on a mis au jour au cœur des buttes des chambres ou fosses rectangulaires, dont l'une mesurant 11,5 mètres sur 5, ainsi que des traces de cendre, de roche rubéfiée, de granit vitrifié et d'objets en fer fondu. Ces chambres profondes sont interprétées comme des souterrains pouvant correspondre soit à des caveaux d'incinération, soit à la substruction d'une tour en bois incendiée aux XIIe‑XIIIe siècles, soit encore à un procédé de vitrification destiné à renforcer le cœur de la motte, à l'instar de certaines fortifications de l'Âge du Bronze ou de l'Âge du Fer. Dégagé et mis en valeur en 2012, le site est désormais ouvert au public. L'ensemble se compose de deux mottes jumelles ceintes d'un fossé et d'un talus communs, d'une plate‑forme qui peut être considérée comme une basse‑cour et des vestiges d'une troisième motte, plus importante, située à l'ouest de la basse‑cour et également cernée d'un fossé. Le cadastre de 1810 atteste la présence d'une chapelle Saint‑Austrille sur la plate‑forme; certains estiment que celle‑ci a été occupée par une église fondée au Xe siècle, puis par une nécropole et une collégiale avant de devenir un prieuré en 1095 dépendant de l'abbaye bénédictine de Déols. Un terrier de 1520 mentionne la présence d'une quatrième motte et cite l'étang encore visible au sud de l'ensemble. Les trois mottes les mieux conservées s'étendent sur environ quatre hectares et se composent d'un tertre principal au sud dominant l'ensemble, de deux petites buttes mitoyennes au nord séparées par la Goze et distantes de 4,50 mètres, et d'une vaste plateforme surélevée au centre. Les parcelles portant les mottes et les vestiges antiques et médiévaux qu'elles contiennent sont inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 4 février 2020.

Liens externes