Frise chronologique
727
Premier oratoire mentionné
Premier oratoire mentionné
727 (≈ 727)
Charte de l’abbaye de Murbach
1041
Consécration de l’église
Consécration de l’église
1041 (≈ 1041)
Par Hugues Ier, archevêque de Besançon
XVIe siècle
Transformation gothique
Transformation gothique
XVIe siècle (≈ 1650)
Construction du vaisseau actuel
1881
Construction de la crypte
Construction de la crypte
1881 (≈ 1881)
Pour le caveau de saint Dizier
6 janvier 1926
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
6 janvier 1926 (≈ 1926)
Protection officielle de l’édifice
1947
Création des vitraux
Création des vitraux
1947 (≈ 1947)
Par Jacques Bony après les dégâts de 1940
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 6 janvier 1926
Personnages clés
| Saint Didier de Rennes - Prélat et martyr du VIIe siècle |
Inhumé dans l’oratoire originel |
| Hugues Ier - Archevêque de Besançon |
Consacre l’église en 1041 |
| Jacques Bony - Verrier d’art |
Auteur des vitraux de 1947 |
Origine et histoire
L’église Saint-Dizier de Saint-Dizier-l'Évêque trouve ses origines au VIIIe siècle, lorsqu’un premier oratoire est mentionné dans une charte de l’abbaye de Murbach en 727. Ce lieu, dédié à saint Didier de Rennes — un prélat du VIIe siècle assassiné aux alentours —, devient un site d’inhumation et de vénération. Une nouvelle église est érigée en 1041 et consacrée par Hugues Ier, archevêque de Besançon, marquant le début de son histoire architecturale médiévale. Les remaniements ultérieurs, notamment aux XVIe, XVIIIe et XIXe siècles, transforment progressivement l’édifice, avec une crypte ajoutée en 1881 pour abriter le caveau de saint Dizier.
L’église est profondément marquée par son rôle spirituel et thérapeutique. Dès le Moyen Âge, elle attire des pèlerins souffrant de troubles mentaux, attirés par les reliques de saint Dizier et la « Pierre des fous », un sarcophage du Xe siècle réputé pour ses vertus curatives. Ces pratiques perdurent jusqu’au XIXe siècle, témoignant de la persistance des croyances populaires. En 1926, l’édifice est inscrit aux monuments historiques, et en 1947, Jacques Bony y installe trois vitraux pour remplacer ceux détruits en 1940, ajoutant une touche artistique moderne à ce patrimoine ancien.
Le mobilier de l’église reflète sa richesse historique : sarcophages des VIe–VIIe siècles (dont celui attribué à saint Dizier), autels du XIIe siècle, cloches en bronze des XVIIIe siècle, et objets liturgiques classés. Ces éléments, couplés à son architecture mêlant styles roman et gothique, soulignent son importance patrimoniale. Aujourd’hui, l’église dépend du diocèse de Belfort-Montbéliard et reste un lieu de culte et de mémoire, ancré dans l’histoire locale et régionale.