Frise chronologique
XIIe siècle
Construction du clocher octogonal
Construction du clocher octogonal
XIIe siècle (≈ 1250)
Clocher richement décoré sur base romane.
XIIIe siècle
Agrandissement de la nef
Agrandissement de la nef
XIIIe siècle (≈ 1350)
Ajout d’une nef voûtée en pierre.
XVe siècle
Ajout du bas-côté nord
Ajout du bas-côté nord
XVe siècle (≈ 1550)
Style gothique flamboyant avec fenêtres ornées.
XIXe siècle
Restauration post-révolutionnaire
Restauration post-révolutionnaire
XIXe siècle (≈ 1865)
Réparation des destructions et redécouvertes.
1897
Installation de l’orgue polyphone
Installation de l’orgue polyphone
1897 (≈ 1897)
Œuvre de Louis Debierre, système innovant.
10 décembre 1909
Classement monument historique
Classement monument historique
10 décembre 1909 (≈ 1909)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 10 février 1909
Personnages clés
| Saint Éloi - Patron de l'église et des forgerons |
Culte lié à la protection du bétail. |
| Diacre Clément - Personnage inhumé dans l'église |
Pierre tombale classée (fin XIIIe-début XIVe). |
| Thibaud d'Aunay - Prêtre local |
Pierre tombale probable (mort en 1317). |
| Louis Debierre - Facteur d’orgues nantais |
Constructeur de l’orgue polyphone (1897). |
Origine et histoire
L'église Saint-Éloi d'Aunay-sous-Auneau, située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire, est un édifice catholique dont la construction s'échelonne du XIIe au XVIe siècle. Classée monument historique depuis le 10 décembre 1909, elle est dédiée à saint Éloi, patron des forgerons, et fut édifiée en plusieurs étapes, reflétant les évolutions architecturales et les revenus générés par le pèlerinage à ce saint, invoqué pour la protection du bétail et des chevaux. Son clocher octogonal du XIIe siècle, richement décoré et visible à plusieurs lieues, repose sur une base romane rectangulaire, tandis que l’abside conserve une pierre d’autel du XIIe siècle, redécouverte au XIXe siècle.
Au XIIIe siècle, l’église s’agrandit grâce aux revenus du pèlerinage, avec l’ajout d’une nef principale voûtée en pierre, une singularité dans la région où les églises étaient souvent couvertes de lambris en bois. Ce développement témoigne de la richesse de la paroisse. La nef, plus haute que le chœur, est composée de trois travées, et son voûtement en pierre la distingue des autres édifices locaux. Le culte de saint Éloi, associé à un puits miraculeux pour les chevaux, a probablement joué un rôle clé dans cet agrandissement.
Au XVe siècle, l’église est à nouveau agrandie, avec l’ajout d’un bas-côté nord dans le style gothique flamboyant, reconnaissable à ses fenêtres et ses clés de voûte ornées de pendentifs. Une chapelle nord est surélevée, éclairée par deux larges fenêtres, et une tourelle est construite pour abriter un escalier menant aux combles et au clocher. Ces modifications reflètent une période de paix et de prospérité. Au XIXe siècle, des restaurations sont entreprises pour réparer les destructions révolutionnaires, et des éléments médiévaux, comme des pierres tombales et un autel primitif, sont préservés ou redécouverts.
Le mobilier intérieur de l’église comprend des éléments remarquables, tels qu’une piscine médiévale à double trou d’évacuation, deux pierres tombales (dont celle du diacre Clément, classée monument historique), un retable du XVIIIe siècle représentant saint Éloi, et des stalles du XVIIe siècle. Une statue en bois de saint Éloi (XVIIIe) et un orgue polyphone du XIXe siècle, construit par Louis Debierre, complètent cet ensemble. L’orgue, installé en 1897, est notable pour son coffre en chêne massif et son système « polyphone », permettant d’utiliser un même tuyau pour plusieurs notes.
L’édifice, propriété de la commune, est un témoignage architectural et historique majeur de la région. Son clocher, sa nef voûtée, et son mobilier classé en font un lieu de patrimoine riche, lié à la fois à la dévotion locale et à l’histoire artisanale et agricole de la Beauce. Les sources disponibles, issues de Wikipedia et Monumentum, soulignent son importance dans le paysage religieux et monumental d’Eure-et-Loir.