Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman avec vestiges du XIe.
XVIe siècle
Modifications majeures
Modifications majeures XVIe siècle (≈ 1650)
Transformation de la structure d'origine.
milieu du XVIIe siècle
Création des vitraux
Création des vitraux milieu du XVIIe siècle (≈ 1750)
Admirés par Charles Fichot avant 1884.
août 1870
Destruction de la flèche
Destruction de la flèche août 1870 (≈ 1870)
Orage détruit le clocher en réparation.
1871
Reconstruction de la flèche
Reconstruction de la flèche 1871 (≈ 1871)
Nouvelle flèche en bois par Rivet.
15 juin 1976
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 15 juin 1976 (≈ 1976)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. C 546) : inscription par arrêté du 15 juin 1976
Personnages clés
Rivet - Entrepreneur
Reconstruit la flèche en 1871.
Périn - Architecte
Conçoit la nouvelle flèche de Troyes.
Charles Fichot - Historien et visiteur
Admire les vitraux avant 1884.
Origine et histoire de l'Église Saint-Éloi
L'église Saint-Éloi de Racines, située dans le département de l'Aube en région Grand Est, est un édifice religieux dont les origines remontent au XIIe siècle. Construite dans un style roman, elle conserve des vestiges attestant de son importance dès le XIe siècle. Son plan adopte une forme de croix latine, avec une nef de trois travées et une abside à cinq pans, caractéristiques de l'architecture ecclésiastique médiévale.
Au XVIe siècle, l'église subit des modifications significatives, altérant partiellement sa structure d'origine. Un événement marquant de son histoire survient en août 1870 : la flèche, en cours de réparation, est détruite par un orage. Une nouvelle flèche en bois, conçue par l'architecte Périn de Troyes, est érigée en 1871 par l'entrepreneur Rivet. Ce clocher, symbole de la résilience de l'édifice, témoigne des savoir-faire locaux en charpenterie et architecture.
Les vitraux du milieu du XVIIe siècle, bien que partiellement conservés, ont été admirés par Charles Fichot avant 1884 pour leur qualité artistique. Ces éléments décoratifs, typiques de la période moderne, ajoutent une dimension esthétique et historique à l'église. L'édifice est finalement inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 1976, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale et architecturale.
L'église Saint-Éloi illustre l'évolution des styles architecturaux, du roman au XVIe siècle, tout en reflétant les aléas de l'histoire locale. Sa protection en 1976 assure la préservation de ce témoignage du passé religieux et culturel de la Champagne-Ardenne, aujourd'hui intégrée au Grand Est.