Frise chronologique
1860
Début des fondations
Début des fondations
1860 (≈ 1860)
Ouverture des fondations de l’église.
28 juillet 1861
Pose du comble
Pose du comble
28 juillet 1861 (≈ 1861)
Achèvement de la charpente principale.
15 juin 1862
Bénédiction de l’église
Bénédiction de l’église
15 juin 1862 (≈ 1862)
Inauguration officielle du bâtiment.
1870
Installation des cloches
Installation des cloches
1870 (≈ 1870)
Pose des trois cloches nommées.
1923
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
1923 (≈ 1923)
Rénovation complète de la structure.
1968
Remplacement de la flèche
Remplacement de la flèche
1968 (≈ 1968)
Flèche remplacée par une toiture basse.
1990
Classement du maître-autel
Classement du maître-autel
1990 (≈ 1990)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Victor Delefortrie - Architecte |
Concepteur de l’église néo-gothique. |
| Adolphe et Nathalie Vaysse de Rainneville - Commanditaires |
Financiers de la construction en 1862. |
| Louis Alexandre Vaysse de Longueval - Donateur (cloche) |
Offrit la cloche *Marie-Nathalie* en 1775. |
| Éloi Sellier - Donateur (cloche) |
Finança la cloche *Marie-Joséphine*. |
| Marie-François Hubert, baron de Mallet de Coupigny - Ancien propriétaire |
A commandé le maître-autel en marbre. |
Origine et histoire
L’église Saint-Éloi de Rainneville, située dans le département de la Somme, fut construite en 1862 pour remplacer une église du XVIIe siècle. Ce projet, mené par l’architecte Victor Delefortrie, fut financé par Adolphe et Nathalie Vaysse de Rainneville, propriétaires de la seigneurie locale. Les travaux débutèrent en 1860, avec la pose du comble en juillet 1861, et l’édifice fut béni en juin 1862. Son style néo-gothique, marqué par l’usage de briques et de grès, reflète les tendances architecturales de l’époque.
En 1923, le clocher, endommagé par les intempéries, fut entièrement reconstruit. La flèche originale, haute de 16 mètres, fut remplacée en 1968 par une toiture plus basse (4,5 mètres) pour des raisons budgétaires. Les trois cloches, installées en 1870, portent des noms liés à leurs donateurs, comme Marie-Nathalie, offerte par la famille Vaysse de Longueval, ou Marie-Joséphine, don d’Éloi Sellier.
L’intérieur de l’église, long de 40 mètres, abrite un maître-autel en marbre rose, gris et blanc, classé monument historique depuis 1990. Ce dernier, offert par Nathalie de Rainneville en 1862, provient d’une chapelle familiale. La chaire à prêcher, de style néo-gothique, est également protégée. Une chapelle latérale est dédiée à Notre-Dame de Lourdes, en référence aux apparitions contemporaines de la construction.
Les armes de la famille Vaysse de Rainneville, commanditaires du projet, ornent la verrière axiale de l’abside. L’église illustre ainsi l’influence des familles nobles locales dans le patrimoine religieux du XIXe siècle, tout en mêlant symboles traditionnels (comme la croix sur le portail) et innovations stylistiques propres au néo-gothique.
L’édifice, caractéristique des églises rurales de Picardie, combine des matériaux locaux (briques, grès) et des éléments décoratifs en pierre, comme les colonnettes du portail ou les remplages des baies. Sa structure, avec une nef unique et un chœur flanqué de chapelles, répond aux besoins liturgiques de l’époque, tout en affirmant une identité architecturale régionale.