Frise chronologique
VIe siècle (hypothèse)
Fondation présumée
Fondation présumée
VIe siècle (hypothèse) (≈ 650)
Christianisation des campagnes sous saint Étienne.
XIe-XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIe-XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman originel avec transept et chœur.
XIVe-XVe siècle
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle
XIVe-XVe siècle (≈ 1550)
Ajout de chambres de défense post-guerre de Cent Ans.
XVIIe siècle
Modifications majeures
Modifications majeures
XVIIe siècle (≈ 1750)
Sacristie, baies élargies, surélévation de la façade.
1856
Disparition du cimetière
Disparition du cimetière
1856 (≈ 1856)
Fermeture de la « porte des morts ».
1899-1902
Rénovation de la nef
Rénovation de la nef
1899-1902 (≈ 1901)
Remplacement du plafond par une fausse voûte.
1949
Incendie du clocher
Incendie du clocher
1949 (≈ 1949)
Reconstruction avec toiture adoucie après la foudre.
27 décembre 1973
Protection officielle
Protection officielle
27 décembre 1973 (≈ 1973)
Inscription aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. D 124) : inscription par arrêté du 27 décembre 1973
Personnages clés
| Étienne (saint) - Patron de l'église |
Premier martyr chrétien, inspirant la dédicace. |
| Curé anonyme (1688) - Témoin historique |
Mentionne autel et tabernacle du XVIIe siècle. |
| Jeanne Favalier - Historienne locale |
Auteure d'une monographie sur Auriac-du-Périgord (2000). |
Origine et histoire
L'église Saint-Étienne, située à Auriac-du-Périgord en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice catholique dont la fondation pourrait remonter au VIe siècle, période de christianisation des campagnes. Sa construction initiale date cependant du XIe ou XIIe siècle, avec des remaniements majeurs après la guerre de Cent Ans, notamment au XIVe et XVe siècles. Ces modifications incluent l'ajout de chambres de défense au-dessus de la nef et du chœur, ainsi que la reconstruction partielle du clocher, reflétant les besoins défensifs de l'époque.
Au XVIIe siècle, l'église subit de nouvelles transformations : une sacristie est ajoutée, le mur nord de la nef est refait avec des baies agrandies, et la façade ouest est surélevée pour accueillir une cloche. Jusqu'en 1856, l'église était entourée d'un cimetière, accessible par une « porte des morts » aujourd'hui murée. Entre 1899 et 1902, la nef perd sa chambre de refuge, et son plafond est remplacé par une fausse voûte en brique, modifiant la pente du toit. Le clocher, incendié en 1949 après un impact de foudre, est reconstruit avec une toiture adoucie.
L'architecture de l'église se distingue par son orientation atypique (est-sud-est/ouest-nord-ouest) et ses éléments défensifs, comme les passerelles et les escaliers à vis desservant les combles. Le chœur et le transept, partiellement romans, conservent des chapiteaux sculptés de motifs végétaux. Le mobilier inclut un autel et un tabernacle du XVIIe siècle, en bois doré, ainsi qu'une chaire et une pietà en bois. L'édifice, inscrit aux monuments historiques en 1973, illustre l'évolution architecturale et liturgique d'une église rurale fortifiée.
La protection de l'église en 1973 reconnaît sa valeur patrimoniale, mêlant héritage roman, adaptations médiévales tardives et ajouts modernes. Son histoire reflète les bouleversements régionaux, des conflits médiévaux aux transformations liturgiques des Temps modernes, tout en conservant des traces tangibles de chaque époque, comme les niches romanes du chœur ou les modifications défensives du XIVe siècle.