Frise chronologique
1040
Fondation présumée du prieuré
Fondation présumée du prieuré
1040 (≈ 1040)
Donation de Geoffroy d’Anjou à l’abbaye de Vendôme.
XIe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef
XIe siècle (≈ 1150)
Frise sculptée et murs en petit appareil.
XIIe siècle
Construction du chœur
Construction du chœur
XIIe siècle (≈ 1250)
Arcade en tiers-point et voûte moderne ultérieure.
1868
Aménagements du XIXe siècle
Aménagements du XIXe siècle
1868 (≈ 1868)
Voûte en briques et tribune ajoutées.
5 juin 1962
Protection du pignon Ouest
Protection du pignon Ouest
5 juin 1962 (≈ 1962)
Inscription aux Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le pignon Ouest (cad. C 459) : inscription par arrêté du 5 juin 1962
Personnages clés
| Geoffroy, comte d’Anjou - Donateur |
Fonda le prieuré en 1040 via une donation. |
Origine et histoire
L’église Saint-Étienne d’Épeigné-sur-Dême, construite aux XIe et XIIe siècles, est un témoignage de l’architecture romane en Touraine. La nef, érigée vers 1040, présente des murs en petit appareil et une frise sculptée de quinze métopes représentant des animaux réels et fantastiques, l’un des rares exemples toulousains du premier art roman. Une donation de Geoffroy, comte d’Anjou, à l’abbaye de Vendôme en 1040 suggère la fondation d’un prieuré à cette date, confirmée par des détails architecturaux comme le décor en damier des archivoltes.
Le chœur, rectangulaire et daté du XIIe siècle, est relié à la nef par une arcade en tiers-point, bien que sa voûte actuelle soit moderne. Le prieuré, initialement lié à Vendôme, fut ensuite rattaché à l’abbaye prémontrée de Vaas (Sarthe). Au XVIIIe siècle, le curé d’Épeigné, chanoine prémontré, gérait des baux à ferme en tant que prieur. Des aménagements furent réalisés au XIXe siècle : une voûte en briques dans l’abside (vers 1868), l’élargissement de l’arc du chœur pour améliorer la visibilité de l’autel, et l’ajout d’une tribune en bois.
Le pignon Ouest, orné de la frise romane, fut restauré en 1893, et la couverture de l’église fut refaite en 1952. Classé partiellement aux Monuments Historiques en 1962 (pignon Ouest), l’édifice conserve des éléments médiévaux comme les ouvertures en plein cintre (façades Ouest et Nord) et en arc brisé (façade Sud), ainsi que des murs en moellons. La nef, couverte d’un lambris de bois, contraste avec le chœur voûté de briques, illustrant les évolutions architecturales entre les XIe et XIXe siècles.