Achèvement de la nef 1593 (≈ 1593)
Nef terminée avant cette date.
1627
Portail Renaissance
Portail Renaissance 1627 (≈ 1627)
Construction du portail actuel.
1667
Clocher-porche
Clocher-porche 1667 (≈ 1667)
Édification du clocher en donjon.
XVIIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église XVIIe siècle (≈ 1750)
Remplacement d'un édifice ancien.
1925
Première protection
Première protection 1925 (≈ 1925)
Inscription aux monuments historiques.
2014
Classement intégral
Classement intégral 2014 (≈ 2014)
Protection totale de l'édifice.
2015
Classement escalier Sud
Classement escalier Sud 2015 (≈ 2015)
Protection de l'escalier extérieur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église Saint-Étienne en totalité (cad. AS 103) : inscription par arrêté du 18 avril 2014 ; L'église Saint-Étienne, en totalité, avec l'escalier extérieur Sud menant au premier étage du clocher, située sur la parcelle n° 103 et, pour l'escalier, sur la parcelle n° 102, figurant au cadastre section AS : classement par arrêté du 9 juin 2015
Personnages clés
Père David - Missionnaire et naturaliste
Baptisé dans cette église.
Cardinal Etchegaray - Prêtre puis cardinal
Ordonné ici, offrit un tableau.
Baron d'Ezpelata - Donateur
Offrit un tableau attribué à Ribera.
Origine et histoire
L'église Saint-Étienne d'Espelette, située dans le Pays basque français (Pyrénées-Atlantiques), est un édifice emblématique du Labourd, marqué par son allure de forteresse et son intérieur richement décoré. Dédiée à saint Étienne et dépendant du diocèse de Bayonne, elle se distingue par son clocher-porche en forme de donjon (1667) et son portail Renaissance (1627), reflétant une architecture adaptée aux besoins défensifs et spirituels de la région. Son histoire est liée au pèlerinage vers Compostelle, soulignant son rôle central dans la vie religieuse locale.
La construction de l'église actuelle débute avant 1593, date à laquelle la nef est achevée, remplaçant un édifice plus ancien. Son intérieur abrite un retable baroque du XVIIIe siècle, orné de statues (saint Jean-Baptiste, saint Jacques, saint Pierre, saint Paul) et de bas-reliefs illustrant la vie de saint Étienne. Les galeries en bois sur trois étages, ajoutées à partir du XVIe siècle pour accueillir une population croissante, témoignent de l'évolution démographique liée aux progrès sanitaires et alimentaires. Jusqu'aux années 1970, ces galeries étaient réservées aux hommes, séparant les fidèles selon le genre.
Parmi les trésors de l'église figure un tableau attribué à Ribera, Saint Jérôme entend sonner les trompettes du Jugement dernier (1884), classé en 1991. L'édifice est aussi lié à des figures historiques comme le Père David, missionnaire et naturaliste baptisé ici, et le cardinal Etchegaray, ordonné prêtre dans cette église, qui y offrit L'Adoration des bergers. Classée monument historique en 1925 puis en totalité en 2014, l'église incarne à la fois le patrimoine religieux basque et l'histoire sociale de la communauté.
L'architecture de l'église, typique des églises basques, combine une longue salle avec des galeries sur trois faces, des poteaux sculptés et des balustrades tournées. Ces éléments, associés à sa position sur la route de Compostelle, en font un monument à la fois utilitaire et symbolique. La protection de son escalier extérieur Sud (2015) et son classement intégral soulignent son importance patrimoniale, tandis que sa gestion par la commune d'Espelette assure sa préservation pour les générations futures.
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