Frise chronologique
XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIVe siècle (≈ 1450)
Première édification de l’église.
1540
Destruction et reconstruction
Destruction et reconstruction
1540 (≈ 1540)
Église détruite puis rebâtie.
1840
Construction de l’orgue
Construction de l’orgue
1840 (≈ 1840)
Orgue initial avant modifications.
11 avril 1950
Classement du clocher
Classement du clocher
11 avril 1950 (≈ 1950)
Inscription aux monuments historiques.
fin XIXe siècle
Aménagement du clocher
Aménagement du clocher
fin XIXe siècle (≈ 1995)
Percement de deux entrées place Jeanne d’Arc.
31 décembre 2000
Restauration du carillon
Restauration du carillon
31 décembre 2000 (≈ 2000)
Inauguration pour le millénaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clocher : inscription par arrêté du 11 avril 1950
Personnages clés
| Jean-Baptiste Despax - Peintre |
Auteur de deux tableaux dans l’église. |
| Frédéric Jungk - Facteur d’orgues |
Modification de l’orgue en 1850. |
| Théodore Puget - Facteur d’orgues |
Reconstruction de l’orgue en 1898. |
| Emanuel Zozor - Organiste titulaire |
Joue l’orgue actuel de l’église. |
Origine et histoire
L’église Saint-Étienne de Baziège, située dans le département de la Haute-Garonne en région Occitanie, fut édifiée pour la première fois au XIVe siècle. Elle fut détruite en 1540, puis rebâtie à l’époque florissante du pastel, une période économique majeure pour la région. L’édifice a subi plusieurs incendies, notamment par les Routiers et le Prince noir, avant d’être reconstruite dans sa forme actuelle. Son architecture reflète ces tumultes historiques, avec un clocher de type « mur fortifié » typique des églises défensives de l’époque.
Le clocher, inscrit au titre des monuments historiques en 1950, présente une silhouette massive évoquant les églises fortifiées. Sa partie basse a été remaniée, tandis que la partie haute, flanquée de deux tourelles, abrite cinq cloches de tailles variées. À la fin du XIXe siècle, deux entrées y furent percées lors de l’aménagement de la place Jeanne d’Arc, remplaçant un ancien quartier insalubre appelé les Cantousès. Ce clocher, symbole de résistance, domine toujours le paysage de Baziège.
À l’intérieur, l’église abrite un patrimoine artistique remarquable : trois statues classées (un Christ en croix, la Vierge Marie et saint Jean) formant un calvaire, ainsi que deux tableaux de Jean-Baptiste Despax représentant L’Adoration des bergers. Les vitraux, dont deux datés de 1851, et un portail gothique réaménagé en 1895, témoignent des évolutions architecturales et liturgiques du lieu. Une borne milliaire romaine, dite « saint pierre », issue de l’ancienne église Saint-Martin-des-Champs, y est également conservée, liée à une tradition locale de martyr.
L’église possède un orgue de 1840, modifié à plusieurs reprises, notamment par Frédéric Jungk (1850), Théodore Puget (1898), puis reconstruit en 1994 par la Maison Pesce. Composé de 17 jeux, il est toujours joué par l’organiste titulaire Emanuel Zozor. Le carillon, l’un des plus importants d’Occitanie après celui de Pamiers, compte 26 cloches couvrant deux octaves et demi. Restauré en 2000, il allie automatisation et clavier piano pour des mélodies variées, marquant les temps forts de la vie locale.