Église Saint-Étienne de Baziège en Haute-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Architecture gothique méridionale Clocher-mur

Église Saint-Étienne de Baziège

  • 1 Place de la Mairie
  • 31450 Baziège
Église Saint-Étienne de Baziège
Église Saint-Étienne de Baziège
Église Saint-Étienne de Baziège
Crédit photo : Havang(nl) - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIVe siècle
Construction initiale
1540
Destruction et reconstruction
1851
Installation de vitraux
1950
Inscription monument historique
Fin du XIXe siècle
Aménagement de la place
31 décembre 2000
Restauration du carillon
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Clocher : inscription par arrêté du 11 avril 1950

Personnages clés

Jean-Baptiste Despax Peintre des deux tableaux représentant l’adoration des bergers.
Frédéric Jungk Facteur d'orgues ayant modifié l'orgue en 1850.
Théodore Puget Facteur d'orgues ayant presque entièrement reconstruit l'orgue en 1898.
Emanuel Zozor Titulaire de l'orgue de l'église.

Origine et histoire de l'Église Saint-Étienne

L’église Saint-Étienne de Baziège (Haute-Garonne) a été édifiée au XIVe siècle puis rebâtie après sa destruction en 1540 ; la version actuelle remonte à l’époque du pastel, après plusieurs incendies attribués aux Routiers et au Prince Noir. Le clocher-arcade présente une partie basse remaniée et une partie haute coiffée d’un pignon flanqué de deux tourelles ; il contient cinq cloches de dimensions différentes et sa silhouette massive évoque les églises fortifiées. De type « mur fortifié », le clocher a été percé de deux entrées à la fin du XIXe siècle lors de l’aménagement de la place Jeanne-d’Arc qui remplaça les Cantousès. Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1950. Derrière l’autel se trouvent trois statues classées — un Christ en croix, la Vierge Marie et saint Jean — formant un calvaire, ainsi que deux tableaux de Jean-Baptiste Despax représentant l’adoration des bergers. L’église conserve plusieurs vitraux, dont deux datent de 1851. Un portrait de style gothique qui servait autrefois de portail d’accès au porche avant 1895 se situe près de l’ancienne rue de l’église, aujourd’hui devenue une impasse. La « saint pierre » est une borne milliaire romaine provenant de l’ancienne église Saint-Martin-des-Champs ; la tradition rapporte qu’un jeune homme y subit le martyr. L’orgue, en tribune, date de 1840 ; il a été modifié par Frédéric Jungk en 1850, presque entièrement reconstruit par Théodore Puget en 1898, puis reconstruit de nouveau par la Maison Pesce en 1994 ; il compte 17 jeux répartis sur deux claviers et un pédalier, et son titulaire est Emanuel Zozor. Le carillon, l’un des plus importants de la région Midi‑Pyrénées après celui de Pamiers, a été restauré et inauguré pour le passage du millénaire le 31 décembre 2000 ; il comprend 26 cloches couvrant deux octaves et demie, un clavier piano chromatique et une automatisation permettant de mémoriser de nombreuses mélodies.

Liens externes