Frise chronologique
596
Mention par saint Aunaire
Mention par saint Aunaire
596 (≈ 596)
Évêque d’Auxerre cite la chapelle.
VIe siècle
Fondation de la chapelle
Fondation de la chapelle
VIe siècle (≈ 650)
Remplace un temple romain dédié à Bacchus.
XIIIe siècle
Reconstruction médiévale
Reconstruction médiévale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Église pour mille fidèles construite.
1856
Crue de la Loire
Crue de la Loire
1856 (≈ 1856)
Endommage l’église médiévale.
1886
Financement par les Bapterosses
Financement par les Bapterosses
1886 (≈ 1886)
Héritiers promettent de financer la nouvelle église.
1890
Début des travaux
Début des travaux
1890 (≈ 1890)
Dirigés par René Dusserre.
8 décembre 1895
Inauguration
Inauguration
8 décembre 1895 (≈ 1895)
Bénédiction par l’évêque Touchet.
1896
Cession à la commune
Cession à la commune
1896 (≈ 1896)
Échange contre deux tribunes familiales.
1987
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1987 (≈ 1987)
Inscrite par arrêté ministériel.
1996
Consécration du nouvel autel
Consécration du nouvel autel
1996 (≈ 1996)
Orné de mosaïques d’Olivier Delhoume.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Etienne (cad. AL 488) : inscription par arrêté du 14 mai 1987
Personnages clés
| Jean-Félix Bapterosses - Industriel et mécène |
Financeurs initiaux via ses héritiers. |
| Alfred Loreau - Gendre de Bapterosses |
Co-financeur de la construction. |
| Paul Yver - Gendre de Bapterosses |
Co-financeur de la construction. |
| René Dusserre - Architecte et maître d’œuvre |
Élève de Viollet-le-Duc, concepteur de l’église. |
| Pierre-Hector Coullié - Cardinal et patron |
Soutien spirituel du projet. |
| Stanislas-Arthur-Xavier Touchet - Évêque d’Orléans |
Inaugure l’église en 1895. |
| Eugène Grasset - Designer des mosaïques |
Crée les motifs intérieurs en émaux. |
| Félix Gaudin - Maître-verrier |
Réalise les vitraux zodiacaux. |
| Fabio Stecchi - Sculpteur |
Auteur du chemin de croix (1904). |
| Louis Dideron - Sculpteur |
Statue de saint Étienne (années 1950). |
| Robert Souvigny - Sculpteur autodidacte |
Statues de saint Roch et saint Louis. |
| Félix Dupanloup - Évêque d’Orléans |
Consacre la pierre reliquaire de l’autel. |
| Olivier Delhoume - Artisan mosaïste |
Décore l’autel en 1996. |
Origine et histoire
L’église Saint-Étienne de Briare trouve ses origines au VIe siècle, lorsqu’une chapelle dédiée à saint Étienne, premier martyr chrétien, remplace un temple romain dédié à Bacchus. Mentionnée en 596 par les statuts de saint Aunaire, évêque d’Auxerre, elle est reconstruite au XIIIe siècle pour accueillir mille fidèles. Endommagée par la crue de la Loire en 1856 et jugée trop exiguë pour une ville en expansion grâce à la manufacture des émaux, elle est démolie pour laisser place à un nouvel édifice.
La construction de l’église actuelle, financée presque intégralement par les héritiers de Jean-Félix Bapterosses (Alfred Loreau et Paul Yver), débute en 1890 après des retards administratifs liés à des contestations locales et des expropriations. Conçue par René Dusserre, élève d’Eugène Viollet-le-Duc, elle est inaugurée le 8 décembre 1895 par l’évêque Stanislas-Arthur-Xavier Touchet. Cédée à la commune en 1896 pour un franc symbolique, elle obtient le label Monument Historique en 1987.
L’architecture mêle style néo-byzantin et clocher néo-gothique de 56 mètres, une rareté pour l’époque. La nef de 50 mètres, soutenue par des colonnes sculptées, célèbre l’industrie locale : un chapiteau représente une ouvrière composant une mosaïque, ornée de perles de la manufacture des émaux. L’intérieur, tapissé de mosaïques dessinées par Eugène Grasset et réalisées par les artisans de Briare, inclut des vitraux de Félix Gaudin illustrant les signes du zodiaque, une originalité pour une église.
Les œuvres d’art incluent un chemin de croix sculpté par Fabio Stecchi (1904), une statue de saint Étienne par Louis Dideron (années 1950), et des statues de saint Roch et saint Louis par Robert Souvigny, artiste autodidacte actif dans la vie culturelle briaroise d’après-guerre. Un nouvel autel, incrusté d’une pierre reliquaire bénie par Monseigneur Dupanloup et orné de mosaïques d’Olivier Delhoume, est consacré en 1996.