Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont dans l'Oise

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique

Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont

    31 Rue de l'Église 
    60290 Cambronne-lès-Clermont
Propriété de la commune
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont
Crédit photo : P.poschadel - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1800
1900
2000
1136
Première mention de l'église
vers 1145-1150
Seconde campagne de construction
vers 1220
Troisième campagne de construction
décembre 1239
Consécration de l'église
1875
Classement monument historique
1874-1952
Campagnes de restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (ruines) : classement par liste de 1875

Personnages clés

Richilde de Mello et Bernier de Clermont - Donateurs de l'autel (1136) Enfants d'Hugues II, comte de Clermont.
Robert de Cressonsacq - Évêque de Beauvais Consacre l'église en décembre 1239.
Paul Selmersheim - Architecte diocésain Dirige la première restauration (à partir de 1874).
Eugène Woillez - Archéologue du XIXe siècle A étudié et décrit l'église en détail.
Mathilde de Dammartin - Épouse d'Alphonse III de Portugal Possible financeuse des travaux du XIIIe siècle (hypothèse).
Philippe de Dreux - Évêque de Beauvais (mort en 1217) Possible financeur des travaux (hypothèse alternative).

Origine et histoire

L'église Saint-Étienne de Cambronne-lès-Clermont, située dans l'Oise en région Hauts-de-France, est un édifice religieux catholique dont la construction s'échelonne entre les XIIe et XIIIe siècles. Commencée au XIIe siècle dans un style roman, elle est achevée au XIIIe siècle avec des éléments gothiques, notamment un chœur rayonnant et un clocher octogonal à deux étages. L'édifice est classé monument historique dès 1875, en raison de son importance archéologique et artistique, illustrant quatre campagnes de construction distinctes sans modifications majeures depuis sa consécration en 1239.

L'église se compose d'une nef étroite flanquée de deux bas-côtés dissymétriques, d'un transept non saillant, et d'un chœur prolongé par deux collatéraux. Le bas-côté sud, rehaussé et élargi vers 1220, présente une particularité architecturale rare : deux rangs de colonnes à chapiteaux superposés, réemployant partiellement des éléments romans. Le chœur, construit en deux phases vers 1220 puis 1230-1235, arbore une élévation à trois niveaux avec des galeries ouvertes sur combles et une vaste baie trilobée au chevet, innovante pour l'époque.

Le clocher, haut de 32 mètres, est l'un des rares exemples de tours octogonales à deux étages dans la région, avec une flèche de pierre ajourée. Son style, marqué par des baies en plein cintre puis légèrement brisées, et une corniche beauvaisine de faible relief, suggère une construction vers la fin du XIIe siècle. L'intérieur conserve des peintures murales des XIIIe et XVe siècles, dont un Jugement dernier et un Christ en gloire, restaurées dans les années 1980. Ces décors, ainsi que des dalles funéraires du XVIe siècle et des fonts baptismaux octogonaux, témoignent de la richesse patrimoniale de l'édifice.

L'histoire de l'église est liée à l'abbaye de Saint-Paul, à qui un autel est donné en 1136 par Richilde de Mello et son frère Bernier de Clermont. L'édifice, initialement possession des moniales, passe au chapitre Saint-Nicolas de Beauvais au XVIIe siècle. Les restaurations majeures, menées à partir de 1874 par Paul Selmersheim puis Henri Chaine, ont permis de préserver sa structure médiévale, notamment en débouchant les fenêtres obstruées et en consolidant les voûtes. Les campagnes de travaux successives, visibles dans les détails architecturaux, en font un témoignage exceptionnel de l'évolution des techniques constructives entre roman et gothique.

La façade occidentale, remaniée à plusieurs reprises, reflète ces transformations : le pignon roman tardif de la nef (vers 1145-1150), la lancette simple du bas-côté sud rehaussé (vers 1220), et le pignon commun final. À l'intérieur, la nef, voûtée vers 1145-1150, contraste avec le chœur plus élancé, éclairé par des fenêtres à remplage trilobé. Les chapiteaux, souvent sculptés de motifs végétaux ou de figures grotesques, et les peintures murales, comme la Descente de croix dans le bas-côté nord, ajoutent à la valeur artistique de l'édifice.

Les études archéologiques, notamment celles d'Eugène Woillez au XIXe siècle, ont mis en lumière la complexité de sa construction. Les quatre campagnes identifiées révèlent une adaptation progressive des plans initiaux, comme l'exhaussement des arcades de la nef ou l'ajout de contreforts pour stabiliser le clocher. Malgré des restaurations parfois controversées, comme le tympan losangé du portail occidental, ajouté par Selmersheim, l'église conserve une authenticité remarquable, offrant un aperçu rare des transitions stylistiques médiévales en Île-de-France.

Liens externes