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Église Saint-Étienne de Caramany dans les Pyrénées-Orientales

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique

Église Saint-Étienne de Caramany

    Le Village
    66720 Caramany
Propriété de la commune
Église Saint-Étienne de Caramany
Église Saint-Étienne de Caramany
Église Saint-Étienne de Caramany
Église Saint-Étienne de Caramany
Église Saint-Étienne de Caramany
Église Saint-Étienne de Caramany
Église Saint-Étienne de Caramany
Église Saint-Étienne de Caramany
Église Saint-Étienne de Caramany
Crédit photo : Babsy - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1356
Première citation
XVe siècle
Construction de la nef
1845-1848
Construction du clocher
3 août 1848
Bénédiction du clocher
Années 1960
Modernisation de l’horloge
23 octobre 1972
Inscription du clocher
4 septembre 2016
Pose de la plaque commémorative
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Clocher : inscription par arrêté du 23 octobre 1972

Personnages clés

François Bria - Curé de Caramany (1830-1849) Concepteur du clocher et initiateur.
Ségolène Neuville - Secrétaire d’État (2016) Présente pour l’inauguration de la plaque.

Origine et histoire

L'église Saint-Étienne de Caramany est une église médiévale située dans le village de Caramany, dans les Pyrénées-Orientales. Son bâtiment principal date du XVe siècle, bien qu’elle soit mentionnée dès 1356. Elle occupe une place centrale dans l’ancien village, bordée par la Rue de l’Église et jouxtant un bâtiment à l’ouest. Son histoire est marquée par des transformations majeures au XIXe siècle, notamment la construction de son clocher entre 1847 et 1849.

Le clocher, conçu par le curé François Bria (en poste de 1830 à 1849), fut érigé grâce à une mobilisation locale. Les travaux, initiés en 1845, s’achevèrent en 1848, avec une bénédiction solennelle le 3 août, jour de la Saint-Étienne. Ce clocher, percé d’oculus et surmonté d’un clocheton campanile à ailerons, fut inscrit aux monuments historiques en 1972. Une horloge mécanique, remplacée dans les années 1960 par un modèle électrique, complète son histoire technique.

L’église, propriété communale, reste un lieu de culte actif au sein de la paroisse Saint-Étienne du Haut-Ribéral. Elle accueille des messes ponctuelles et des visites guidées estivales organisées par l’association Pari du lac. Son architecture intègre une nef bordée de quatre chapelles, tandis que son abside arrondie, adossée au clocher, témoigne de remaniements postérieurs.

Avant la Révolution, la paroisse dépendait du diocèse d’Alet et de l’archiprêtré de Fenouillèdes. Le clocher, tour carrée à deux étages inégaux, se distingue par ses pinacles surmontés de boules et ses ailerons diagonaux. Ces éléments architecturaux, combinés à sa croix en fer forgé, en font un exemple remarquable du patrimoine religieux local.

La plaque commémorative de son inscription aux monuments historiques ne fut apposée qu’en 2016, en présence de Ségolène Neuville, Secrétaire d’État. Cet événement tardif souligne l’importance patrimoniale persistante de l’édifice, malgré les siècles et les évolutions techniques, comme le remplacement de son horloge ou l’ajout d’une pendule sur le clocher.

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