Église Saint-Étienne de Chalmaison en Seine-et-Marne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise

Église Saint-Étienne de Chalmaison

  • Place de l'Eglise
  • 77650 Chalmaison
Église Saint-Étienne de Chalmaison
Église Saint-Étienne de Chalmaison
Église Saint-Étienne de Chalmaison
Église Saint-Étienne de Chalmaison
Église Saint-Étienne de Chalmaison
Église Saint-Étienne de Chalmaison
Église Saint-Étienne de Chalmaison
Église Saint-Étienne de Chalmaison
Crédit photo : Pline - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1160
Don à l'abbaye
XIIIe siècle
Reconstruction partielle
1567
Incendie par les huguenots
1723
Restauration majeure
XIXe siècle
Restauration majeure
1930
Classement historique
XXIe siècle
Restauration récente
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par arrêté du 30 octobre 1930

Personnages clés

Jacques Moulin Architecte ayant dirigé des restaurations récentes et découvert des éléments de polychromie.
Gilles Rousvoal Maître verrier ayant créé des verrières commémoratives en 2008.
Abbé Ménardais Abbé commémoré par les verrières de Gilles Rousvoal.
Françoise de Hangest Personnage dont la dalle funéraire est présente dans l'église.

Origine et histoire de l'Église Saint-Étienne

L'église Saint-Étienne est une église catholique située à Chalmaison, en Seine-et-Marne. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1930. La paroisse pourrait remonter à l'époque carolingienne et, jusque dans la première moitié du XIIe siècle, elle dépendait de l'évêché de Sens ; après la Révolution elle est rattachée au diocèse de Meaux. Le patronage fut donné à l'abbaye Saint-Jacques de Provins en 1160 et des chanoines réguliers augustins y fondèrent un prieuré qui subsista jusqu'à la Révolution. Au XIIIe siècle, le chœur et le transept résultent d'une reconstruction partielle d'une église antérieure. L'édifice fut incendié par les huguenots en 1567 ; la nef a été reconstruite à une date inconnue. De nombreuses restaurations ont eu lieu à la fin du XVIIe siècle, au XVIIIe siècle (une intervention porte la date de 1723) et au XIXe siècle. Au XXIe siècle, l'abside et la chapelle sud ont fait l'objet de deux campagnes de restauration. Une restauration dirigée par Jacques Moulin a permis de mettre au jour des éléments de polychromie sur des chapiteaux et de rouvrir une porte médiévale précédemment murée. Deux verrières du maître verrier Gilles Rousvoal (ateliers Duchemin), posées en 2008 dans la chapelle méridionale dédiée à la Vierge, commémorent l'action de l'abbé Ménardais. Le mobilier classé comprend 59 objets. Les peintures rassemblent des huiles sur toile et des panneaux représentant, entre autres, saint Roch, un Christ bénissant, un Christ en croix, l'Assomption, la Vierge de miséricorde, la lapidation de saint Étienne et un diacre, placés dans le chœur, le transept et les retables des chapelles. Les autels et retables comprennent notamment un retable de la Vierge, un retable de saint Roch, l'ensemble du maître-autel avec son tabernacle, lambris et tableau de la Lapidation de saint Étienne, ainsi que plusieurs autels latéraux et tabernacles. Le corpus sculpté réunit chapiteaux à décors végétaux, un Christ en croix en bois taillé et peint, des bas-reliefs (Résurrection, Descente aux limbes, vision de saint Hubert) et deux petites statues en bois de saints non identifiés, inscrites aux monuments historiques. Les boiseries comprennent une porte en bois taillé à la façade, des bancs, des lambris de chœur, deux chaires à prêcher, un confessionnal à trois loges et un ensemble de dix-huit stalles réparties en deux groupes, ainsi que la clôture de chœur et divers meubles de sacristie. Les pierres taillées comprennent plusieurs dalles funéraires, dont celles de Françoise de Hangest, des fonts baptismaux et des fragments de colonne et de cuve. Parmi les autres objets se trouvent des lustres, deux verrières du chœur représentant saint Éloi et saint Étienne, des bouquets de mariée sous globe, des livres liturgiques (graduel et antiphonaire de Paris) en sacristie, une cloche, une lampe de sanctuaire, la clôture de la table de communion et quatre reliefs métalliques représentant les évangélistes sur la chaire.

Liens externes