Donation à l’abbaye Saint-Jacques de Provins 1160 (≈ 1160)
Fondation d’un prieuré par les chanoines augustins.
XIIIe siècle
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle XIIIe siècle (≈ 1350)
Chœur et transept rebâtis après destruction.
1567
Incendie par les huguenots
Incendie par les huguenots 1567 (≈ 1567)
Nef détruite lors des guerres de Religion.
1723
Date portée de restauration
Date portée de restauration 1723 (≈ 1723)
Travaux attestés au XVIIIe siècle.
1930
Classement monument historique
Classement monument historique 1930 (≈ 1930)
Protection officielle de l’édifice.
2008
Installation de verrières commémoratives
Installation de verrières commémoratives 2008 (≈ 2008)
Œuvres de Gilles Rousvoal en chapelle sud.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 30 octobre 1930
Personnages clés
Abbé Ménardais - Figure commémorée
Hommage dans les vitraux de 2008.
Gilles Rousvoal - Maître verrier
Auteur des verrières de 2008.
Jacques Moulin - Architecte en chef
Dirigea les restaurations récentes.
Origine et histoire
L'église Saint-Étienne de Chalmaison, située dans le département de Seine-et-Marne en Île-de-France, est un édifice catholique dont l’origine pourrait remonter à l’époque carolingienne, comme le suggèrent les vestiges archéologiques et l’étendue de son territoire paroissial. Jusqu’au XIIe siècle, elle dépendait de l’évêché de Sens, avant d’être rattachée au diocèse de Meaux après la Révolution. En 1160, son patronage est confié à l’abbaye Saint-Jacques de Provins, où des chanoines augustins fondent un prieuré qui subsistera jusqu’à la Révolution. L’édifice actuel, partiellement reconstruit au XIIIe siècle (chœur et transept), subit des destructions lors des guerres de Religion en 1567, nécessitant une reconstruction ultérieure de la nef.
Classée monument historique en 1930, l’église a fait l’objet de multiples restaurations, notamment aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, avec une date portée de 1723. Au XXIe siècle, deux campagnes ont concerné l’abside et la chapelle sud, révélant des polychromies médiévales sur les chapiteaux et rouvrant une porte murée. En 2008, deux verrières commémoratives, œuvres du maître verrier Gilles Rousvoal, ont été installées dans la chapelle de la Vierge. Le mobilier, exceptionnellement riche (59 objets classés), inclut des retables, des peintures, des sculptures et des dalles funéraires, témoignant de son importance historique et liturgique.
L’architecture de l’église mêle des éléments médiévaux (chapiteaux, fonts baptismaux) et des ajouts postérieurs, comme les lustres ou les lambris du chœur. Son histoire reflète les bouleversements religieux et politiques de la région, depuis l’époque carolingienne jusqu’aux restaurations contemporaines. Les objets liturgiques, tels que les graduels parisiens ou les cloches, soulignent son rôle central dans la vie communautaire et spirituelle de Chalmaison.
Parmi les éléments remarquables, on note un retable dédié à saint Étienne, patron de l’église, ainsi que des bas-reliefs et des statues en bois, dont certains datent du Moyen Âge. Les restaurations récentes, dirigées par Jacques Moulin, ont permis de mettre en valeur ces trésors, tout en préservant la mémoire des interventions passées, comme celles liées à l’abbé Ménardais, commémoré par les vitraux de 2008.
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