Frise chronologique
1264
Première mention du prieuré
Première mention du prieuré
1264 (≈ 1264)
Prieuré bénédictin dépendant de Port-Dieu cité.
XVIIe-XVIIIe siècles
Reconstruction du chœur et transept
Reconstruction du chœur et transept
XVIIe-XVIIIe siècles (≈ 1850)
Deux travées droites ajoutées, style modernisé.
27 octobre 1986
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
27 octobre 1986 (≈ 1986)
Inscription par arrêté officiel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. ZH 489) : inscription par arrêté du 27 octobre 1986
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé. |
Origine et histoire
L’église Saint-Étienne de Chanonat, située dans le village éponyme du Puy-de-Dôme, trouve ses origines au XIIe siècle avec une structure romane marquée par une nef unique. Elle était initialement liée à un prieuré bénédictin dépendant de l’abbaye de Port-Dieu, attesté dès 1264. Ce prieuré, doté de bâtiments fortifiés, illustre l’importance religieuse et défensive des établissements monastiques en Auvergne médiévale. L’édifice actuel conserve des traces de cette période, bien que son transept et son chœur, composés de deux travées droites, aient été reconstruits aux XVIIe et XVIIIe siècles, reflétant les évolutions stylistiques et liturgiques.
Au XVe siècle, des chapelles latérales furent ajoutées sur le côté sud, tandis qu’une cage d’escalier, probablement des XVIIe ou XVIIIe siècles, vint compléter l’ensemble. Ces adjonctions successives témoignent de l’adaptation continue des petits édifices religieux aux besoins des communautés locales, sans altérer leur caractère authentique. L’église, classée Monument Historique en 1986, incarne ainsi près de huit siècles d’histoire, depuis son rôle dans le réseau bénédictin jusqu’à son usage paroissial contemporain.
Le prieuré de Chanonat, mentionné pour la première fois en 1264, s’inscrivait dans le maillage des dépendances de l’abbaye de Port-Dieu, située en Corrèze. Cette filiation monastique explique certaines caractéristiques architecturales de l’église, comme son plan sobre et sa nef unique, typiques des édifices ruraux de l’ordre bénédictin. La disparition des bâtiments conventuels, aujourd’hui non visibles, contraste avec la pérennité de l’église, toujours propriété de la commune et partiellement ouverte au public.