Mention initiale Xe siècle (≈ 1050)
Première mention de l'église par Suger de Saint-Denis en 1121.
1100
Construction du clocher
Construction du clocher 1100 (≈ 1100)
Édification du clocher roman.
XIIe siècle
Éléments de la nef
Éléments de la nef XIIe siècle (≈ 1250)
Construction partielle de la nef et du portail.
XIIIe siècle
Construction du chœur
Construction du chœur XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification du chœur à chevet plat et rehaussement du clocher.
1628
Explosion de la poudrerie
Explosion de la poudrerie 1628 (≈ 1628)
Explosion du moulin à poudre d'Essonnes endommageant l'édifice.
XIXe siècle
Restauration du chœur
Restauration du chœur XIXe siècle (≈ 1865)
Restauration du chœur sous le Second Empire.
1930
Classement historique
Classement historique 1930 (≈ 1930)
L'église est classée au titre des monuments historiques.
2011
Découverte d'une fresque
Découverte d'une fresque 2011 (≈ 2011)
Mise au jour d'une fresque du XVe siècle lors de travaux de rénovation.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 25 mars 1930
Personnages clés
Suger de Saint-Denis
Mentionne l'église en 1121.
Anseau de Garlande
Propriétaire de l'église.
Victor Dupont
Architecte responsable de la restauration du XIXe siècle.
Origine et histoire de l'Église Saint-Étienne
L’église Saint-Étienne, paroissiale et dédiée au martyr Étienne, se situe à Corbeil-Essonnes dans le département de l’Essonne, sur la rive gauche de la rivière Essonne et en bordure de l’ancienne route de Paris (ancienne route nationale 7), sur le territoire de l’ancienne commune d’Essonnes. Le clocher roman est daté de l’an 1100 ; la base du clocher et le portail sont attribués aux XIe–XIIe siècles, tandis que le chœur à chevet plat et ses trois vaisseaux ont été élevés au XIIIe siècle, avec un rehaussement du clocher. La nef, à vaisseau unique et sans transept, conserve des éléments partiellement datés du XIIe siècle. L’existence de l’église remonterait au Xe siècle, mentionnée par Suger de Saint-Denis en 1121, et elle a été successivement la propriété d’Anseau de Garlande, du prieuré de Gournay-sur-Marne puis de l’abbaye de Cluny. Des explosions liées à une poudrerie voisine ont endommagé l’édifice aux XVIIe–XIXe siècles ; une explosion du moulin à poudre d’Essonnes est notamment citée en 1628. Le chœur a fait l’objet d’une restauration sous le Second Empire. L’église a été classée au titre des monuments historiques le 25 mars 1930, et la cloche en bronze datée de 1784 a été inscrite aux monuments historiques le 27 avril 1944. Lors de travaux de rénovation révélés le 10 mars 2011, une fresque vraisemblablement du XVe siècle a été mise au jour sous un crépi : de couleurs rouge et ocre, elle s’étendrait sur environ 300 m2 sur la voûte intérieure et représente des anges musiciens figurant dans une composition probablement liée au Jugement dernier; l’œuvre, partiellement endommagée lors de travaux aux XVIIIe ou XIXe siècles, doit faire l’objet d’une restauration par les Monuments historiques. À l’intérieur, une toile représentant la lapidation de saint Étienne orne l’édifice; des traces de peinture du XVe siècle subsistent également sur la charpente. Le portail et la base du clocher, situés au centre de la façade nord, constituent les parties les plus anciennes encore visibles de l’ensemble médiéval. Parmi les éléments remarquables de l’architecture et du décor figurent le chevet et le bas-côté nord, la tribune avec l’orgue, le chœur et la voûte de la nef, qui témoignent des différentes phases de construction et des campagnes de restauration.