Église Saint-Étienne de Domessargues dans le Gard

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise

Église Saint-Étienne de Domessargues

  • Le Bourg
  • 30350 Domessargues
Église Saint-Étienne de Domessargues
Église Saint-Étienne de Domessargues
Église Saint-Étienne de Domessargues
Église Saint-Étienne de Domessargues
Crédit photo : Daniel VILLAFRUELA - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Construction primitive
1265
Donation papale
XVIe siècle
Culte protestant
1685
Retour au catholicisme
1789
Bien national
1868
Restitution aux catholiques
1927
Dernière messe
1965
Création du comité de sauvegarde
1971
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. A 393) : inscription par arrêté du 6 juillet 1971

Personnages clés

Clément IV Pape ayant donné le prieuré aux bénédictines de Nîmes.
Louis XIV Roi ayant imposé le retour au culte catholique.

Origine et histoire de l'Église Saint-Étienne

L'église Saint-Étienne de Domessargues (Gard, Occitanie) est un édifice inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 6 juillet 1971. Elle se compose d'une nef unique voûtée en plein cintre et d'une abside voûtée en cul-de-four, cette dernière étant plus basse et plus étroite que la nef. La nef est divisée en deux travées de part et d'autre de deux pilastres qui reçoivent l'arc doubleau soutenant la voûte au centre, et l'abside est séparée de la nef par deux arcs concentriques. Du clocheton, il ne subsiste que la base. La chapelle, de style roman dépouillé et bâtie en pierres de bel appareil, permet de dater la construction primitive au XIe siècle malgré l'incertitude sur la date exacte. Lors d'une campagne de restauration, les travaux ont mis au jour les fondations d'un sanctuaire gallo-romain édifié à l'emplacement d'un ancien lieu de culte païen. Au XIIIe siècle, le prieuré fut donné par le pape Clément IV aux bénédictines de l'abbaye de Saint-Sauveur-de-la-Font à Nîmes. Au XVIe siècle, la quasi-totalité de la population adopta la religion réformée et l'édifice servit au culte protestant. Peu avant la révocation de l'édit de Nantes, Louis XIV imposa le retour au culte catholique, bien que la population soit restée majoritairement protestante. À la Révolution, le prieuré devint bien national, puis fut restitué aux catholiques en 1868. Faute de fidèles et de ressources, ceux-ci abandonnèrent l'édifice qui menaça ruine ; en 1927 la dernière messe eut lieu à l'extérieur. En 1965, une sœur bénédictine constatant l'absence d'église et de temple dans le village rencontra le maire protestant et participa à la création d'un comité de sauvegarde mobilisant toutes les bonnes volontés. Les autorités ecclésiastiques décidèrent que l'église restaurée serait désormais une chapelle œcuménique. Des ressources et notices sur l'édifice sont référencées dans la base Mérimée et sur des sites spécialisés tels que Clochers de France et l'Observatoire du patrimoine religieux, ainsi que sur les portails consacrés au Gard et aux monuments historiques français.

Liens externes