Crédit photo : Daniel VILLAFRUELA - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
…
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Construction primitive
Construction primitive XIe siècle (≈ 1150)
Édification de l'église romane avec nef unique et abside.
1265
Donation papale
Donation papale 1265 (≈ 1265)
Le pape Clément IV donne le prieuré aux bénédictines de Nîmes.
XVIe siècle
Culte protestant
Culte protestant XVIe siècle (≈ 1650)
L'église est utilisée pour le culte protestant après la Réforme.
1685
Retour au catholicisme
Retour au catholicisme 1685 (≈ 1685)
Louis XIV impose le retour au culte catholique avant la révocation de l'édit de Nantes.
1789
Bien national
Bien national 1789 (≈ 1789)
Le prieuré devient bien national lors de la Révolution française.
1868
Restitution aux catholiques
Restitution aux catholiques 1868 (≈ 1868)
L'édifice est restitué aux catholiques mais finit par être abandonné.
1927
Dernière messe
Dernière messe 1927 (≈ 1927)
La dernière messe est célébrée à l'extérieur de l'église.
1965
Création du comité de sauvegarde
Création du comité de sauvegarde 1965 (≈ 1965)
Un comité de sauvegarde est créé pour restaurer l'église.
1971
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1971 (≈ 1971)
L'église est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 393) : inscription par arrêté du 6 juillet 1971
Personnages clés
Clément IV
Pape ayant donné le prieuré aux bénédictines de Nîmes.
Louis XIV
Roi ayant imposé le retour au culte catholique.
Origine et histoire de l'Église Saint-Étienne
L'église Saint-Étienne de Domessargues (Gard, Occitanie) est un édifice inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 6 juillet 1971. Elle se compose d'une nef unique voûtée en plein cintre et d'une abside voûtée en cul-de-four, cette dernière étant plus basse et plus étroite que la nef. La nef est divisée en deux travées de part et d'autre de deux pilastres qui reçoivent l'arc doubleau soutenant la voûte au centre, et l'abside est séparée de la nef par deux arcs concentriques. Du clocheton, il ne subsiste que la base. La chapelle, de style roman dépouillé et bâtie en pierres de bel appareil, permet de dater la construction primitive au XIe siècle malgré l'incertitude sur la date exacte. Lors d'une campagne de restauration, les travaux ont mis au jour les fondations d'un sanctuaire gallo-romain édifié à l'emplacement d'un ancien lieu de culte païen. Au XIIIe siècle, le prieuré fut donné par le pape Clément IV aux bénédictines de l'abbaye de Saint-Sauveur-de-la-Font à Nîmes. Au XVIe siècle, la quasi-totalité de la population adopta la religion réformée et l'édifice servit au culte protestant. Peu avant la révocation de l'édit de Nantes, Louis XIV imposa le retour au culte catholique, bien que la population soit restée majoritairement protestante. À la Révolution, le prieuré devint bien national, puis fut restitué aux catholiques en 1868. Faute de fidèles et de ressources, ceux-ci abandonnèrent l'édifice qui menaça ruine ; en 1927 la dernière messe eut lieu à l'extérieur. En 1965, une sœur bénédictine constatant l'absence d'église et de temple dans le village rencontra le maire protestant et participa à la création d'un comité de sauvegarde mobilisant toutes les bonnes volontés. Les autorités ecclésiastiques décidèrent que l'église restaurée serait désormais une chapelle œcuménique. Des ressources et notices sur l'édifice sont référencées dans la base Mérimée et sur des sites spécialisés tels que Clochers de France et l'Observatoire du patrimoine religieux, ainsi que sur les portails consacrés au Gard et aux monuments historiques français.