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Église Saint-Étienne de Gréolières dans les Alpes-Maritimes

Patrimoine classé Clocher-mur Eglise Eglise romane

Église Saint-Étienne de Gréolières

    13 D2
    06620 Gréolières
Propriété de la commune
Église Saint-Étienne de Gréolières
Église Saint-Étienne de Gréolières
Église Saint-Étienne de Gréolières
Église Saint-Étienne de Gréolières
Église Saint-Étienne de Gréolières
Crédit photo : Patrick Rouzet - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle (seconde moitié)
Construction présumée
XIVe siècle
Dédicace à saint Étienne
1617
Attestation d’un retable perdu
1789-1799
Perte du statut paroissial
21 mars 1983
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Saint-Etienne (cad. G 16) : classement par arrêté du 21 mars 1983

Personnages clés

Raimond-Béranger - Comte de Provence Commanditaire présumé de l’église au XIIIe siècle.

Origine et histoire

L'église Saint-Étienne de Gréolières est un édifice catholique situé dans le département des Alpes-Maritimes, sur la commune de Gréolières, au hameau de Hautes-Gréolières. Construite probablement dans la seconde moitié du XIIIe siècle, elle est attribuée au comte de Provence Raimond-Béranger, qui en aurait fait l'église paroissiale du Castro de Gravellis Superiobus. Son architecture modeste comprend une nef voûtée en berceau brisé et une abside semi-circulaire couverte d’un cul-de-four, avec un double clocher latéral.

L’église était initialement unie à un canonicat de la cathédrale de Vence et dédiée à saint Étienne dès le XIVe siècle. Elle perdit sa fonction paroissiale pendant la Révolution. Classée monument historique le 21 mars 1983, elle conserve des traces de son mobilier d’origine, comme un retable du XVe siècle aujourd’hui transféré à l’église Saint-Pierre de Gréolières. Un autre retable, disparu, décorait le maître-autel au XVIIe siècle, représentant saint Jean l’Évangéliste et saint Antoine.

L’abside, en moyen appareil, contraste avec le reste de l’édifice en moellons. La table de l’ancien autel a été réutilisée pour couvrir un caveau dans le chœur. Malgré sa simplicité, l’église illustre l’architecture religieuse provençale médiévale, marquée par des influences comtales et une intégration au paysage montagnard dominé par le Cheiron. Son classement témoigne de sa valeur patrimoniale, tant historique qu’artistique.

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