Frise chronologique
XIIIe siècle (seconde moitié)
Construction présumée
Construction présumée
XIIIe siècle (seconde moitié) (≈ 1350)
Édifiée par Raimond-Béranger pour le *Castro de Gravellis*.
XIVe siècle
Dédicace à saint Étienne
Dédicace à saint Étienne
XIVe siècle (≈ 1450)
Première mention de son vocable actuel.
1617
Attestation d’un retable perdu
Attestation d’un retable perdu
1617 (≈ 1617)
Représentant saint Jean et saint Antoine.
1789-1799
Perte du statut paroissial
Perte du statut paroissial
1789-1799 (≈ 1794)
Conséquence de la Révolution française.
21 mars 1983
Classement monument historique
Classement monument historique
21 mars 1983 (≈ 1983)
Protection officielle de l’édifice et de sa chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Etienne (cad. G 16) : classement par arrêté du 21 mars 1983
Personnages clés
| Raimond-Béranger - Comte de Provence |
Commanditaire présumé de l’église au XIIIe siècle. |
Origine et histoire
L'église Saint-Étienne de Gréolières est un édifice catholique situé dans le département des Alpes-Maritimes, sur la commune de Gréolières, au hameau de Hautes-Gréolières. Construite probablement dans la seconde moitié du XIIIe siècle, elle est attribuée au comte de Provence Raimond-Béranger, qui en aurait fait l'église paroissiale du Castro de Gravellis Superiobus. Son architecture modeste comprend une nef voûtée en berceau brisé et une abside semi-circulaire couverte d’un cul-de-four, avec un double clocher latéral.
L’église était initialement unie à un canonicat de la cathédrale de Vence et dédiée à saint Étienne dès le XIVe siècle. Elle perdit sa fonction paroissiale pendant la Révolution. Classée monument historique le 21 mars 1983, elle conserve des traces de son mobilier d’origine, comme un retable du XVe siècle aujourd’hui transféré à l’église Saint-Pierre de Gréolières. Un autre retable, disparu, décorait le maître-autel au XVIIe siècle, représentant saint Jean l’Évangéliste et saint Antoine.
L’abside, en moyen appareil, contraste avec le reste de l’édifice en moellons. La table de l’ancien autel a été réutilisée pour couvrir un caveau dans le chœur. Malgré sa simplicité, l’église illustre l’architecture religieuse provençale médiévale, marquée par des influences comtales et une intégration au paysage montagnard dominé par le Cheiron. Son classement témoigne de sa valeur patrimoniale, tant historique qu’artistique.