Frise chronologique
XIIe siècle
Construction de la première travée
Construction de la première travée
XIIe siècle (≈ 1250)
Début de la nef originale
XIVe siècle
Extension de l'église
Extension de l'église
XIVe siècle (≈ 1450)
Nef, chœur et chapelle sud ajoutés
XVIe siècle
Chapelle du château de Mardogne
Chapelle du château de Mardogne
XVIe siècle (≈ 1650)
Ajout de la chapelle seigneuriale
1801-1900
Restauration majeure
Restauration majeure
1801-1900 (≈ 1851)
Réemploi des matériaux d’origine
7 décembre 1992
Classement monument historique
Classement monument historique
7 décembre 1992 (≈ 1992)
Inscription officielle par arrêté
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Etienne (cad. ZN 179) : inscription par arrêté du 7 décembre 1992
Personnages clés
| Loys de Foix - Seigneur local |
Tombeau dans la chapelle seigneuriale |
Origine et histoire
L'église Saint-Étienne de Joursac, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes, est un édifice dont les parties les plus anciennes remontent au XIIe siècle. La première travée de la nef date de cette période, tandis que le reste de la nef, le chœur et la chapelle sud furent construits au XIVe siècle. La chapelle dite du château de Mardogne, ajoutée au XVIe siècle, témoigne de l’évolution architecturale et des influences seigneuriales locales. Une restauration menée au XIXe siècle a permis de conserver les matériaux d’origine, tout en intégrant des éléments néo-gothiques.
L’église se compose d’une nef à deux travées, d’un chœur et d’une abside polygonale, complétés par un transept avec des chapelles nord et sud. La chapelle seigneuriale, prolongement du transept, abrite le tombeau de Loys de Foix, daté du XVIe siècle. Les voûtes d’ogives, particulièrement élaborées dans la chapelle seigneuriale, incluent des nervures en palmier, des liernes et des tiercerons. Une tourelle polygonale, contenant un escalier à vis, est située au sud du clocher. À l’intérieur, le décor médiéval a été reconstitué, et le mobilier, partiellement refait dans un style néo-gothique, reflète les restaurations du XIXe siècle.
Classée parmi les monuments historiques par arrêté du 7 décembre 1992, l’église Saint-Étienne illustre l’héritage religieux et architectural de la région. Son mobilier, ses voûtes et ses chapelles offrent un témoignage des pratiques artistiques et religieuses à travers les siècles, depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque moderne. La réutilisation des matériaux d’origine lors des restaurations souligne une volonté de préservation du patrimoine local, tout en adaptant l’édifice aux goûts et besoins des époques successives.