Frise chronologique
1110
Inauguration sous Louis VI le Gros
Inauguration sous Louis VI le Gros
1110 (≈ 1110)
Première consécration de l’église romane.
XIVe siècle
Ralliement des grandes compagnies
Ralliement des grandes compagnies
XIVe siècle (≈ 1450)
Point stratégique pendant la guerre.
1464
Restauration par Jean de Bar
Restauration par Jean de Bar
1464 (≈ 1464)
Ajout de fenêtres gothiques après incendie.
XVIe siècle
Incendie par les protestants
Incendie par les protestants
XVIe siècle (≈ 1650)
Destruction partielle et refonte des chapiteaux.
1793-1794
Autodafé des archives sous la Terreur
Autodafé des archives sous la Terreur
1793-1794 (≈ 1794)
Acte ordonné par Louis Pajot.
1962
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1962 (≈ 1962)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise du Gravier (cad. AB 97) : classement par arrêté du 7 août 1962
Personnages clés
| Louis VI le Gros - Roi de France |
Sous son règne, inauguration en 1110. |
| Jean de Bar de Baugy - Seigneur local |
Restaure l’église en 1464. |
| Jean IV de Bar - Seigneur de La Guerche |
Donateur du bénitier (XVIe siècle). |
| Louis Pajot - Autoproclamé « Roi de La Guerche » |
Ordonne la destruction des archives. |
| Joseph Fouché - Homme politique |
Honneur motivant l’autodafé de 1793. |
Origine et histoire
L’église Saint-Étienne, de style roman, est inaugurée en 1110 sous le règne de Louis VI le Gros. Située à la périphérie de La Guerche-sur-l’Aubois (Cher), elle devient au XIVe siècle un point de ralliement pour les grandes compagnies pendant la guerre de Cent Ans. Ravagée et incendiée, elle est restaurée en 1464 par Jean de Bar de Baugy, qui y ajoute deux fenêtres gothiques. Un nouvel incendie, perpétré par les protestants au XVIe siècle, endommage les chapiteaux de la croisée, alors refaits.
Sous la Terreur, les archives communales sont brûlées sur ordre de Louis Pajot, autoproclamé « Roi de La Guerche », pour honorer Joseph Fouché. Les cloches, descendues pour être fondues, sont en partie sauvées par des paysans : deux d’entre elles ne seront remontées qu’en 1966 par l’entreprise Saugrin. En 1984, un bourdon est ajouté au clocher, et le carillon restauré. L’église, remplacée comme paroissiale en 1860 par Notre-Dame en raison de l’expansion urbaine liée à la révolution industrielle, est classée Monument Historique en 1962.
L’édifice abrite un bénitier du XVIe siècle en calcaire d’Apremont, orné des quatre évangélistes et des écussons des fils de Jean IV de Bar, seigneur local et donateur. Son coq de clocher en cuivre (1590), l’un des plus anciens de France, porte l’inscription « IDRS » (Jesus, Deus, Rex & Salvator). Le plan en croix latine, sans contreforts, repose sur des colonnes et une voûte légère, avec un portail en plein cintre et une coupole octogonale sur trompes.
L’association « Les Amis de l’église du Gravier » perpétue sa valorisation par des visites guidées. Le monument illustre ainsi les bouleversements religieux, politiques et sociaux ayant marqué le Berry et le Val de Loire, du Moyen Âge à l’époque contemporaine.